Un Gabonais de 27 ans a été interpellé à Libreville par les éléments de la Police judiciaire (PJ), dans le cadre d’une enquête portant sur des faits présumés d’exploitation sexuelle de mineurs en ligne. L’affaire, révélée par le quotidien L’Union, fait suite à une alerte transmise par le Federal Bureau of Investigation (FBI) américain aux autorités gabonaises.

Grégorie N.O., 27 ans, est poursuivi dans une affaire présumée d’exploitation sexuelle de mineurs via internet. © L’Union

 

La coopération judiciaire entre le Gabon et les États-Unis a conduit, le 27 avril 2026, à l’interpellation d’un homme identifié sous les initiales Grégorie N.O., âgé de 27 ans, par les enquêteurs de la Police judiciaire gabonaise. Le suspect est poursuivi dans une affaire présumée d’exploitation sexuelle de mineurs via internet.

Selon les informations rapportées par L’Union ce mercredi 6 mai 2026, l’enquête a été déclenchée après un signalement du Federal Bureau of Investigation (FBI), principale agence fédérale américaine chargée des investigations criminelles et du renseignement intérieur.

D’après les premiers éléments recueillis par les enquêteurs, le mis en cause, résidant à Libreville, aurait obtenu, par le biais d’applications de messagerie Telegram, des contenus à caractère pédopornographique impliquant des mineurs de moins de 16 ans. Les investigations portent également sur des échanges présumés avec un garçon de 12 ans lors d’appels vidéo.

Des transferts financiers suspects

Les enquêteurs de la PJ soupçonnent également l’existence de transactions financières liées à la diffusion de contenus illicites. Des transferts d’argent auraient été identifiés au cours des investigations techniques actuellement en cours afin de déterminer l’origine et la destination des fichiers incriminés.

Placée en garde à vue dans les locaux de la Police judiciaire, la personne interpellée aurait reconnu une partie des faits lors de son audition, selon des sources proches du dossier citées par L’Union. Le dossier a depuis été transmis au parquet de Libreville pour la poursuite de la procédure judiciaire.

Les autorités gabonaises rappellent que la production, la détention et la diffusion de contenus pédopornographiques constituent des infractions pénales lourdement sanctionnées. Elles assurent également poursuivre leurs efforts dans la lutte contre la cybercriminalité et la protection des mineurs sur les plateformes numériques.

 
GR
 

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