Après trois ans d’arrêt forcé, l’usine hydroélectrique de Bongolo reprend progressivement son activité. Un investissement massif de 11 milliards de FCFA, entièrement financé par la SEEG, qui devrait soulager durablement des populations éprouvées par des coupures à répétition.

Après trois ans d’arrêt consécutifs à l’inondation de novembre 2023, la centrale de Bongolo retrouve progressivement sa pleine capacité de production, au bénéfice de cinq villes du Sud-Gabon. © SEEG

 

La Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG) franchit une étape décisive dans la réhabilitation de son réseau électrique dans les provinces du Sud.

Les installations hydroélectriques de Bongolo : un patrimoine industriel réhabilité par la SEEG pour retrouver sa pleine capacité de 5 mégawatts sur le Réseau Interconnecté de la Louétsi. © SEEG

La centrale hydroélectrique de Bongolo, colonne vertébrale du Réseau Interconnecté de la Louétsi, amorce son retour en exploitation après près de trente-six mois d’interruption. Un retour salué comme un tournant pour une région qui attendait, depuis trop longtemps, un approvisionnement énergétique à la hauteur de ses besoins.

Un sinistre à l’origine de la crise

Tout avait basculé le 27 novembre 2023, lorsque la montée des eaux du fleuve Louétsi avait inondé la centrale, la mettant brutalement hors service. Depuis lors, les villes de Lambaréné, Mouila, Ndendé, Lébamba et Tchibanga subissaient des perturbations chroniques, faute d’une alimentation stable en énergie. Des coupures qui affectaient ménages, commerces et structures de santé, aggravant un contexte énergétique déjà sous tension à l’échelle nationale.

11 milliards de FCFA pour doubler la capacité de production

Pour remédier à la situation, la SEEG a engagé un vaste chantier de modernisation et de sécurisation de l’infrastructure, financé sur fonds propres à hauteur de 11 milliards de FCFA. Objectif :  porter la capacité de production du barrage à 5 mégawatts, soit le double des 2,5 mégawatts seulement mobilisables ces dix dernières années, en raison du vieillissement des équipements et d’un déficit d’entretien structurel. La remise en service progressive contribue déjà, selon la société, à stabiliser le réseau et à réduire les perturbations dans les localités raccordées.

 
GR
 

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