Africa Development Conference 2026 : le Gabon porte sa stratégie de souveraineté numérique à Harvard
Invité à la Harvard Kennedy School lors de l’Africa Development Conference 2026, le ministre gabonais de l’Économie numérique, Mark Alexandre Doumba, a défendu la vision présidentielle axée sur la souveraineté numérique, présentée comme un levier stratégique de puissance et de transformation du pays.

Le ministre de l’Économie numérique, Mark Alexandre Doumba, lors de son intervention. © D.R.
Le Gabon a placé sa stratégie de transformation numérique au cœur des débats internationaux. En marge des Réunions de printemps à Washington, le ministre de l’Économie numérique, de la Digitalisation et de l’Innovation, Mark Alexandre Doumba, a représenté le pays à la Harvard Kennedy School, à l’occasion de l’Africa Development Conference 2026, autour du thème «L’Afrique et le monde : reprendre la maîtrise de son destin dans un paysage géopolitique en mutation».
Face à des personnalités internationales de premier plan, le représentant gabonais a défendu une ligne claire : faire de la souveraineté numérique un levier central de compétitivité, d’influence et de puissance. Cette orientation s’inscrit dans la vision du président Brice Clotaire Oligui Nguema, portée au niveau international et adossée au troisième pilier du Plan national de développement, consacré à la transformation structurelle par le numérique, l’innovation et la modernisation de l’action publique.

Une vue du panel. © D.R.
Dans un contexte de recomposition géopolitique, le Gabon entend dépasser une posture d’adaptation pour devenir un acteur d’influence. L’ambition affichée repose notamment sur une présence accrue dans les espaces de décision internationale, une participation active à la définition des normes globales et une capacité renforcée à mobiliser des financements pour son développement.
Sur le plan interne, cette stratégie se traduit déjà par des résultats concrets. Le ministère met en avant la simplification des démarches administratives grâce à la digitalisation des services publics, le développement des compétences numériques chez les jeunes, le soutien aux entrepreneurs locaux et l’amélioration de l’environnement économique afin d’attirer davantage d’investissements.
Cette intervention à Harvard illustre, selon le ministère, une dynamique plus large : celle d’un pays qui cherche à consolider sa crédibilité sur la scène internationale tout en améliorant le quotidien de sa population. «Le Gabon ne subit pas les transformations du monde», a souligné M. Doumba, affirmant la volonté des autorités de positionner le pays comme un acteur engagé dans la définition des équilibres futurs.













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