Akanda : un budget de 2,4 milliards de FCFA et une ambition affichée
Réuni en séance plénière, le Conseil municipal de la Commune d’Akanda a voté, le jeudi 7 mai, le budget primitif de l’exercice 2026. Arrêté à 2 426 447 246 francs CFA, soit une progression de 51%, par rapport à 2025, ce budget marque le lancement du mandat du maire Michel Léandre Delbrah Ndassy. Il est également un signal en faveur de l’investissement et de la lutte contre l’insalubrité dans cette cité.

Les membres du Conseil municipal de la Commune d’Akanda immortalisés à la fin des travaux. © D.R.
C’est un acte fondateur qui a eu lieu, le 7 mai, à Akanda. En soumettant ce premier budget à l’approbation du Conseil municipal, l’exécutif communal entend traduire en engagements chiffrés les promesses formulées lors de la campagne électorale.
Structuré autour de trois axes, à savoir développement des infrastructures pour soutenir la croissance économique, amélioration du service public, et préservation de l’environnement, le document budgétaire affiche une cohérence que le maire a défendue devant ses pairs. «Ce budget est le reflet de nos priorités et de nos engagements envers nos populations», a-t-il affirmé.
La rupture la plus spectaculaire avec l’exercice précédent s’est lit dans la répartition des dépenses. Là où le budget 2025 consacrait 92% de ses moyens au seul fonctionnement, celui de 2026 ramène cette part à 79%, libérant ainsi 21%, soit plus de 503 millions de francs CFA, au profit de l’investissement, contre seulement 8% l’an dernier. Un rééquilibrage que la mairie présente comme une condition sine qua non du développement durable de la commune, et que le maire qualifie lui-même d’«ambitieux, mais réaliste».
Transformer les promesses en actions concrètes

Quelques clichés du Conseil. © D.R.
Sur le fond, l’assainissement et la lutte contre l’insalubrité s’imposent comme les chantiers emblématiques de ce mandat. Michel Léandre Delbrah Ndassy a insisté sur sa volonté de rendre les mairies d’arrondissement «opérationnelles et autonomes», afin qu’elles assument pleinement leur rôle d’administrations de proximité, d’autant plus qu’elles doivent s’atteler à l’entretien des voiries, à la collecte des ordures et à la mobilisation des ressources propres. Une décentralisation interne qui vise à rapprocher concrètement l’action publique des réalités quotidiennes des habitants d’Akanda, commune dont la croissance démographique et urbaine soutenue appelle des réponses de terrain immédiates.
Le premier magistrat de la commune a également souligné que les prévisions budgétaires s’inscrivent dans la vision du chef de l’État, déclinée dans son projet de société. Une référence qui place Akanda en cohérence avec l’agenda national de la Cinquième République, tout en affirmant l’ancrage local d’une gestion qui entend, selon les propres mots du maire, «transformer les promesses en actions concrètes». L’année 2026 se veut ainsi celle où la commune pose, enfin, les bases solides de son développement.













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