Après l’effondrement de 95 % de ses systèmes, la SEEG reprend progressivement le contrôle
Le point d’étape présenté, le 4 août, par la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG), a apporté un éclairage détaillé sur l’ampleur de la cyberattaque qui a frappé l’entreprise dans la nuit du 14 au 15 juin 2026. Qualifié d’«acte de sabotage», l’incident a provoqué «l’effondrement de près de 95 % de ses infrastructures et systèmes informatiques», paralysant notamment la plateforme de vente d’unités EDAN, indispensable à l’alimentation des compteurs prépayés. Face à cette crise sans précédent, la société publique a immédiatement activé une cellule de crise afin de restaurer les services les plus critiques et de limiter les conséquences pour les abonnés.

Les experts en cybersécurité et les techniciens de la SEEG mobilisés pour la recherche des solutions pérennes. © D.R.
La Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG) a dressé, le 4 août, un bilan détaillé de l’incident de cybersécurité survenu «dans la nuit du dimanche 14 au lundi 15 juin 2026», qui a provoqué «l’effondrement de près de 95% de ses infrastructures et systèmes informatiques, notamment la plateforme de vente d’unités EDAN». Qualifié d’«acte de sabotage» par l’entreprise, cet événement a été attribué à «des individus non encore identifiés», plongeant la SEEG dans une crise opérationnelle touchant à la fois la facturation, les paiements et la commercialisation des unités de recharge.
La société indique que la première priorité a consisté à remettre en service le système d’approvisionnement en unités EDAN. Pendant 48 heures de travail ininterrompu, une équipe d’une vingtaine d’ingénieurs en informatique, d’experts en cybersécurité et de techniciens s’est mobilisée pour reconstruire le logiciel permettant les recharges via les services Airtel Money, Moov Money et BGFI Mobile. Cette intervention rapide a permis de rétablir les opérations de recharge et d’éviter une aggravation de la situation. Selon la SEEG, «la restauration de cette application essentielle… a ainsi permis la reprise des opérations de recharge et de contenir le mécontentement qui commençait à naître dans les ménages».
«Le périmètre est désormais sain, sécurisé et protégé par des mesures de renforcement accrues»
On souligne que, dans un second temps, les équipes techniques se sont attaquées à la reconstruction du logiciel central qui assure l’interconnexion de l’ensemble des applications métiers de la société. Cette étape, également menée à bien, a permis de rétablir progressivement les principaux services commerciaux. Les clients peuvent désormais à nouveau obtenir leurs factures et régler leurs consommations dans les agences commerciales du Grand-Libreville ainsi qu’auprès des revendeurs agréés. À l’intérieur du pays, les applications critiques sont déjà redevenues opérationnelles à Franceville, Moanda, Akiéni, Mounana, Mouila, Port-Gentil et Lastoursville, tandis que les opérations de rétablissement se poursuivent dans les autres centres d’exploitation.
Près de deux mois après cette attaque informatique d’une ampleur exceptionnelle, la SEEG assure que la situation évolue favorablement. «Globalement, le retour à la normale du trafic et des services numériques de la SEEG reprend graduellement», indique l’entreprise, qui précise que les investigations menées par le Comité de pilotage de la crise confirment que «le périmètre est désormais sain, sécurisé et protégé par des mesures de renforcement accrues». En saluant la patience de ses abonnés durant cette période de fortes perturbations, la société réaffirme son engagement à renforcer la résilience de son système d’information et à améliorer la qualité du service public de l’eau potable et de l’électricité.















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