Réunis pendant deux jours dans la capitale gabonaise, les régulateurs des télécommunications d’Afrique centrale ont adopté de nouveaux textes juridiques et financiers, validé l’adhésion de São Tomé-et-Príncipe et lancé six groupes de travail permanents. Une étape décisive pour renforcer la gouvernance et accélérer l’intégration numérique sous-régionale.

Le président exécutif de l’ARTAC, Christian Katende et le président de l’ARCEP Gabon, Célestin Kadjidja lors de la clôture de la session, le 21 octobre 2026 à Libreville. © GabonReview

 

Les rideaux sont tombés le 21 octobre 2026 à Libreville sur la quatrième session extraordinaire de la Conférence des régulateurs de l’Assemblée des régulateurs de télécommunications de l’Afrique centrale (ARTAC). Au terme de deux jours de travaux, les pays membres ont posé les bases d’une nouvelle dynamique institutionnelle, marquée par la révision des textes fondamentaux de l’organisation et l’élargissement de son périmètre communautaire.

Parmi les décisions majeures figure l’adhésion de São Tomé-et-Príncipe, qui porte désormais à huit le nombre de pays membres de l’ARTAC, contre sept auparavant. Une intégration saluée par le président exécutif de l’organisation, Christian Katende, qui y voit un levier supplémentaire pour la coopération régionale. «Je suis fermement convaincu que l’expertise, la vision et la contribution de l’AGER constitueront une valeur ajoutée inestimable pour stimuler le développement socio-économique, l’harmonisation réglementaire et l’intégration numérique globale de l’Afrique centrale», a-t-il déclaré en souhaitant la bienvenue au nouveau membre.

Au-delà de cet élargissement, Libreville a surtout été le théâtre d’une réforme institutionnelle d’envergure. Les participants ont adopté les statuts révisés de l’ARTAC, le règlement intérieur révisé ainsi que le règlement financier révisé. Ces nouveaux instruments visent respectivement à consolider les ambitions sous-régionales de l’organisation, à moderniser le fonctionnement de ses instances et à garantir une gestion plus pérenne, transparente et responsable. Pour Christian Katende, cette avancée constitue un «défi historique pour la gouvernance du secteur des télécommunications et des TIC en Afrique centrale», en dotant l’assemblée d’un cadre adapté aux mutations rapides des communications électroniques.

Une vue de la salle et la photo de famille à l’issue de la cérémonie de clôture. © D.R.

Autre résultat concret de cette session : le lancement opérationnel de six groupes de travail permanents, accompagné de l’adoption de leurs feuilles de route respectives. Ces structures sont appelées à jouer un rôle central dans la mise en œuvre des projets communautaires et dans la traduction des orientations stratégiques en actions concrètes.

Il faut désormais passer des décisions à l’application effective

Pour le président exécutif de l’ARTAC, l’enjeu est désormais de passer des décisions à leur application effective. Il a ainsi exhorté les États membres à faire preuve de «rigueur, passion et assiduité» dans l’exécution des feuilles de route. «La réussite de l’ARTAC dépendra de notre capacité collective à transformer nos résolutions en actions importantes pour nos citoyens», a-t-il insisté.

Après Libreville, les regards se tournent vers N’Djamena, au Tchad, où est annoncé le prochain rendez-vous de l’organisation en 2027. Un nouveau cap pour l’ARTAC, désormais appelée à concrétiser ses ambitions en matière d’harmonisation réglementaire et d’intégration numérique en Afrique centrale.

 
GR
 

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