Assemblée nationale : un Bureau largement dominé par l’Union démocratique des bâtisseurs
Lundi 17 novembre, l’Assemblée nationale a procédé à l’élection de son nouveau bureau. Une opération actant l’entrée en service de la 14e législature, au Gabon. Cette session, tenue à huis clos au Palais Léon-Mba, de Libreville, symbolise la fin d’une période transitoire de près de 25 mois. Une période intervenue à la suite au coup d’État d’octobre 2023. Dans cette nouvelle Chambre du Parlement, sans surprise, l’Union démocratique des bâtisseurs (UDB) se taille la part du lion, à tous les niveaux. Le bureau de cette institution étant, en majorité, composé des membres de cette formation politique, au pouvoir.

Photo de famille des membres du bureau de l’Assemblée nationale. © Com. Ass. Nat.
Après la phase de transition jugée très productive, avec l’adoption de nombreuses lois, les 145 députés, récemment élus, ont officiellement investi leur mandat, le 17 novembre, au palais Léon-Mba de Libreville, à l’occasion d’une session consacrée à l’élection du bureau de l’institution. Ainsi, Michel Régis Onanga Ndiaye, ancien ministre des Affaires étrangères, a été élu président de l’Assemblée nationale.
Ancien ambassadeur du Gabon au Sénégal (2015-2023), membre de l’Union démocratique des bâtisseurs (UDB), il a bénéficié d’un large soutien politique de ses collègues, mais aussi du leader de l’UDB. Son élection témoigne d’un équilibre recherché, indique-t-on, entre continuité et renouvellement, dans une Assemblée appelée à relever les défis de la nouvelle République. Le nouveau bureau est ainsi chargé de piloter les travaux parlementaires dans un contexte marqué par l’espoir d’«une législature dynamique et tournée vers les attentes des populations gabonaises».
Cette élection du bureau marque la consolidation des institutions de la 5e République gabonaise, qui débute officiellement avec cette 14e législature. Il s’agit d’un moment important pour la vie politique nationale. L’ensemble des députés est donc appelé à bâtir sur des fondations solides pour assurer la stabilité politique et le progrès social au Gabon.
Dans ce contexte, le bureau de l’Assemblée nationale de la 14e législature se compose comme suit :

Le président de l’Assemblée nationale, Michel Régis Onanga Ndiaye. © D.R.
Président:
Michel Régis Onanga Mamadou Ndiaye (UDB)
Vice-présidents
1er vice-président : Eloi Nzondo, UDB,
2e vice-président : Jeannot Kalima, PDG
3e vice-président : Marie Paulette Parfaite Amouyeme Ollame-Divassa, UDB
4e vice-président : Roland Matsiendi, UDB
5e vice-président : Adèle Sylène Bidang Ondzigui- Mintogo, UDB,
6e vice-président : Huguette TSONO, UDB
Questeurs
1er Questeur : Mesmin Boris Ngabikoumou Wada, UDB
2e Questeur : Nadine Murielle Oogoula, UDB, 95,52%.
Secrétaires du Bureau
1er Secrétaire : Alban Stéphane Ossinga Onanga, UDB
2e Secrétaire : Faustin Bilie Bi Essone, Force Patriotique
3e Secrétaire : Christiane NzienguiI, UDB
4e Secrétaire : Léopold Aimé Eva, Force Patriotique
5e Secrétaire : Alexandre Gilbert Awassi, UDB
6e Secrétaire : Ismaëla Mpira-Oura, UDB
















1 Commentaire
On a là un bureau qui confirme surtout une continuité, et non un renouvellement. L’UDB ressemble davantage à un PDG remaquillé : le PDG a changé de peau, mais c’est essentiellement le même serpent. Plus de 80 % des membres de ce bureau de l`AN sont d’anciens cadres du PDG d’Ali Bongo — des “vieux crocodiles” comme Onanga Ndiaye, Jeannot Kalima, Eloi Nzondo, et bien d’autres.
On remarque aussi que la vieille habitude de placer systématiquement un Altogovéen comme numéro deux de toutes les grandes institutions continue. Est-ce le véritable président ou le surveillant du président officiel ? On ne sait pas. Mais cette pratique est précisément l’une des marques du système Bongo, et elle semble se prolonger sans aucun changement réel.
Bref, on se dirige vers une révolution de palais, pas une rupture. La lutte continue. Vous verrez que, même au Sénat, le vice-président sera encore issu du Haut-Ogooué ou du Woleu-Ntem.