Baisse du niveau de la Nzémé : la SEEG appelle à une gestion rigoureuse de l’eau face au risque de pénurie
Confrontée à une baisse précoce et inhabituelle du niveau de la rivière Nzémé et de ses affluents, principales sources d’alimentation de la station de traitement d’eau de Ntoum, la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG) alerte sur un déficit estimé à 30 000 m³ d’eau brute pour les prochains mois. Dans un communiqué publié ce vendredi 26 juin, l’entreprise appelle les populations du Grand Libreville à adopter des gestes responsables afin de préserver la continuité de la desserte en eau potable.

Une vue de la retenue d’eau de la rivière Nzémé. © SEEG
La Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG) tire la sonnette d’alarme. Alors que le déficit hydrologique est habituellement observé entre juillet et septembre, la société indique que la baisse saisonnière des eaux de la rivière Nzémé et de ses affluents est survenue cette année avec plusieurs semaines d’avance, compromettant l’alimentation de la station de traitement de Ntoum.
Selon la SEEG, cette situation devrait entraîner « un déficit estimé à 30 000 m³ en eau brute pour les mois de juillet, août et septembre, en plus des dommages sur les équipements de production ». Une carence qui fait peser un risque sur l’approvisionnement en eau potable des populations du Grand Libreville.
Face à cette contrainte hydrologique, l’entreprise affirme avoir engagé plusieurs mesures destinées à limiter les perturbations du service. Parmi elles figure notamment « la réparation du groupe G1 de la station de transfert de la Mbe, dont la mise en service permettra d’augmenter sa capacité à 72 000 m³ par jour ».
Appel à un effort collectif
Mais au-delà des réponses techniques, la SEEG insiste sur la nécessité d’un effort collectif pour préserver la ressource. La société exhorte ainsi les usagers à adopter une gestion plus responsable de l’eau potable en évitant le gaspillage, en réparant rapidement les fuites sur les installations privées, en limitant les usages non essentiels et en constituant uniquement des réserves raisonnables afin de ne pas déséquilibrer le réseau.
« En cette période de forte contrainte hydrologique, la SEEG invite les populations à une gestion rigoureuse de l’eau en adoptant des écogestes simples », souligne le communiqué, rappelant que chaque consommation maîtrisée contribue à préserver la continuité du service.
La société assure enfin que ses équipes techniques demeurent pleinement mobilisées pour suivre l’évolution de la situation et mettre en œuvre les solutions nécessaires afin de maintenir l’alimentation en eau potable des populations du Grand Libreville malgré cette période de tension sur la ressource.















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