Les coopératives comme antidote à l’immobilisme économique. C’est le pari du député Raphaël Christian Pekoue, qui a parrainé, le 4 juillet à Bendjé, un séminaire de formation réunissant jeunes, agriculteurs, pêcheurs et partenaires financiers. Avec son projet «Un village, une coopérative», l’élu entend fédérer les populations de l’Ogooué-Maritime autour de projets productifs.

Jeunes, agriculteurs, pêcheurs et opérateurs économiques réunis à Bendjé autour des enjeux du développement coopératif local. © GabonReview

 

Sous le parrainage du député du canton Océan-Ozouri, Raphaël Christian Pekoue, la salle polyvalente du Conseil départemental de Bendjé a abrité, le 4 juillet, un séminaire de formation dédié aux acteurs du développement local. Jeunes, agriculteurs, pêcheurs, opérateurs économiques et partenaires financiers y ont planché sur un même objectif : faire des coopératives un moteur de croissance et d’emplois.

Le député du canton Océan-Ozouri (en haut),présentant le projet «Un village et un regroupement de villages, une coopérative». © GabonReview

Placée sous le thème «Création et management des organisations coopératives pour le développement économique local», la rencontre visait à outiller les populations pour mieux exploiter les potentialités de leurs territoires. Rappelant que son mandat repose sur un engagement concret, l’élu a exhorté les habitants à mettre à profit les vacances scolaires, propices aux activités génératrices de revenus. «Vous m’avez accordé l’honneur de vous représenter à l’Assemblée nationale avec la mission de porter vos aspirations en matière de développement et de croissance. C’est avec un profond sens de responsabilité que je m’engage à œuvrer à vos côtés», a-t-il déclaré, avant de dévoiler son projet phare : «Un village et un regroupement de villages, une coopérative». «Nous devons sortir de l’immobilisme et construire ensemble un avenir meilleur pour notre canton», a-t-il insisté.

Des outils concrets pour entreprendre

Animateur principal, Bel-Ange Koumba a déploré la méconnaissance des dispositifs publics d’appui : «Au lieu d’attendre, nous pouvons créer nous-mêmes nos propres opportunités». Il n’a pas manqué de détailler les fondamentaux d’une coopérative viable, de la vision commune aux statuts, jusqu’à l’immatriculation auprès de l’ANPI, sésame pour accéder aux financements.

Ingénieure des techniques agricoles, Édith Clémencia Ntawanga Omanda a, pour sa part, plaidé pour une agriculture durable, mettant en garde contre l’usage abusif des pesticides. «Bien manger commence par bien produire», a-t-elle résumé. L’ANPI, la BCEG, représentée par Charles Mokoma Dipaga, BGFIBank et l’entreprise Bambou ont complété le dispositif en présentant leurs mécanismes d’accompagnement. Au-delà de la formation, c’est une vision du développement participatif que le député entend insuffler dans l’Ogooué-Maritime.

 
GR
 

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