Annoncée il y a quelques semaines par le ministre des Travaux publics et de la Construction, Edgar Moukoumbi, l’intervention d’urgence sur l’axe Bifoun-Ndjolé est désormais effective. Des travaux de profilage et de rechargement sont en cours sur cette portion stratégique de la Route nationale 2, dont l’état de dégradation affecte depuis plusieurs années la mobilité des populations et les échanges économiques entre Libreville et l’intérieur du pays.

Un ouvrier et un engin sur le chantier. © D.R.

 

Les travaux d’urgence sur l’axe Bifoun-Ndjolé ont officiellement démarré. L’annonce a été faite ce mardi 16 juin 2026 par le ministre des Travaux publics et de la Construction, Edgar Moukoumbi, à travers une publication sur sa page Facebook.

« Une promesse tenue, une action visible », a déclaré le membre du gouvernement, rappelant qu’il avait annoncé cette intervention lors de son passage à l’émission La Nuit des 100 Jours sur Gabon Télévision. Sur le terrain, les opérations de profilage et de rechargement en grave non traitée (GNT 0/25) sont actuellement menées par les équipes de la direction provinciale des Travaux publics du Moyen-Ogooué et l’entreprise Porteo, mobilisées depuis les localités de Bifoun et de Ndjolé.

L’objectif affiché est d’améliorer rapidement les conditions de circulation sur cette route longue de 56 kilomètres, considérée comme l’un des principaux corridors routiers du pays. Selon Edgar Moukoumbi, cette intervention traduit la volonté des autorités de répondre aux préoccupations des populations en attendant la réhabilitation complète de l’axe.

Un corridor vital pour l’économie nationale

Des nids de poule sur l’axe routier. © D.R.

Reliant Libreville aux provinces de l’intérieur ainsi qu’aux pays voisins de la sous-région, l’axe Bifoun-Ndjolé joue un rôle majeur dans le transport des personnes et des marchandises. Son état de délabrement avancé a toutefois considérablement compliqué la circulation ces dernières années.

À certains endroits, les nombreux nids-de-poule, les bourbiers et les déformations de la chaussée ont entraîné un allongement significatif des temps de parcours, pouvant atteindre trois à quatre heures pour une distance habituellement parcourue en beaucoup moins de temps. Les zones les plus critiques, notamment la célèbre « Montagne Léon Mba », ont également été identifiées comme des points à fort risque d’accident.

Cette situation a eu des répercussions directes sur les usagers, les transporteurs routiers et les agences de voyage, confrontés à une augmentation des coûts d’exploitation et à une usure accélérée des véhicules.

En attendant la réhabilitation complète

Les autorités rappellent que ces travaux constituent une mesure transitoire avant le lancement de la réhabilitation en profondeur de l’axe, précédemment confiée à l’entreprise Sogea-Satom. Ce projet a connu plusieurs retards, notamment en raison de difficultés d’approvisionnement en matériaux.

En attendant, les opérations d’urgence visent à traiter les points les plus dégradés afin de sécuriser le trafic et de restaurer la fluidité de la circulation sur cette route essentielle à la desserte des provinces du Moyen-Ogooué, de l’Ogooué-Ivindo et de l’Ogooué-Lolo.

Pour Edgar Moukoumbi, cette intervention s’inscrit dans une ambition plus large : celle de « bâtir un Gabon plus connecté, plus accessible et plus moderne ».

 
GR
 

0 commentaire

Be the first one to leave a comment.

Post a Comment