Bissap, lait caillé, glaces : après la suspension des ventes, l’AGASA accompagne les producteurs vers la conformité
À la suite de l’interdiction de la commercialisation de plusieurs boissons artisanales, glaces et produits fermentés traditionnels pour des raisons sanitaires, l’Agence gabonaise de sécurité alimentaire (AGASA) organise, les 1er et 2 juin 2026 à Libreville, un atelier de sensibilisation destiné aux producteurs du secteur. L’objectif est d’accompagner les acteurs concernés vers une mise en conformité avec les normes d’hygiène, de production et de commercialisation exigées par les autorités.

Après l’interdiction du bissap (photo) et du lait caillé, l’AGASA lance l’opération remise aux normes, notamment à travers un atelier de sensibilisation. © Facebook
L’Agence gabonaise de sécurité alimentaire (AGASA) organise les 1er et 2 juin 2026 un atelier de sensibilisation et de renforcement des capacités consacré aux bonnes pratiques d’hygiène de production artisanale, de conservation et de commercialisation des boissons, glaces et produits fermentés traditionnels. La rencontre se tiendra à partir de 9 heures à l’African University of Management (AUM), située au quartier Derrière la prison, à Libreville.
Selon l’AGASA, cette initiative s’adresse aux producteurs de boissons artisanales, de glaces et de produits fermentés traditionnels préalablement enregistrés auprès de ses services. L’objectif est de promouvoir des méthodes de fabrication et de conservation conformes aux exigences sanitaires afin de garantir la sécurité des consommateurs et la qualité des produits mis sur le marché. Les participants seront notamment sensibilisés aux règles d’hygiène, aux conditions de stockage, aux procédés de transformation et aux exigences encadrant la commercialisation de leurs productions.
Une réponse à la suspension des produits artisanaux
Cet atelier intervient dans un contexte particulier marqué par la décision prise début mai par l’AGASA d’interdire la commercialisation et la distribution de plusieurs produits artisanaux largement consommés au Gabon, notamment les jus de bissap, de gingembre, le lait caillé ainsi que les glaces en sachet ou conditionnées dans des bouteilles réutilisées. Cette mesure faisait suite à des inspections ayant révélé de nombreuses insuffisances en matière d’hygiène et de sécurité alimentaire.
Les autorités sanitaires avaient alors évoqué des non-conformités majeures dans les processus de fabrication, susceptibles d’exposer les consommateurs à des risques de contamination et d’intoxication alimentaire. Face à ces constats, l’AGASA avait opté pour une suspension immédiate de la commercialisation de ces produits tout en invitant les opérateurs concernés à s’enregistrer auprès de ses délégations provinciales dans le cadre d’un processus de régularisation.
Vers la structuration d’un secteur largement informel
Au-delà du volet sanitaire, la démarche engagée par l’AGASA vise également à mieux encadrer une activité qui constitue une source de revenus pour de nombreux ménages. L’enregistrement des producteurs et les sessions de formation doivent permettre d’identifier les opérateurs, de les accompagner dans leur mise en conformité et de favoriser l’émergence d’une filière mieux structurée.
L’atelier de Libreville s’inscrit ainsi dans la stratégie annoncée par l’agence pour permettre aux acteurs du secteur de se conformer progressivement aux normes requises avant une éventuelle reprise encadrée de leurs activités. À terme, seules les unités respectant les critères sanitaires définis par les autorités pourront prétendre à une autorisation de production et de commercialisation.












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