À Bitam, dans la province du Woleu-Ntem, une altercation entre deux élèves de 3e du Lycée privé des Archanges (LPA) a viré au drame lorsqu’un adolescent a blessé son camarade à l’aide d’une fourchette. Un nouvel épisode qui relance le débat sur la montée de l’agressivité dans les collèges et lycées du pays. 

L’entrée de la ville de Bitam. © D.R.

 

Une scène de violence particulièrement choquante s’est produite récemment au Lycée privé des Archanges (LPA) de Bitam, chef-lieu du département du Ntem. Deux élèves en classe de 3e en sont venus aux mains à la suite d’un différend autour d’un cahier déchiré.

Selon des informations concordantes relatées par l’Union du mardi 12 mai 2026,  l’origine de l’incident remonterait à un malentendu impliquant un cahier déchiré. Informé par une camarade pourtant absente de la salle de classe au moment des faits, le propriétaire du cahier aurait immédiatement accusé l’un de ses condisciples d’en être responsable. La tension entre les deux adolescents aurait alors rapidement dégénéré en affrontement physique.

Au cours de la bagarre, l’un des élèves aurait sorti une fourchette qu’il dissimulait sur lui avant de s’en servir contre son camarade. La victime a été grièvement blessée à la paume de la main et transportée en urgence à l’hôpital départemental de Bitam, où les médecins lui ont administré neuf points de suture.

Prenant conscience de la gravité de son geste, l’auteur présumé des coups a aussitôt pris la fuite. Il serait actuellement recherché par les services judiciaires afin de répondre de ses actes.

Le débat sur la sécurité dans les écoles relancé

Ce nouvel épisode de violence remet en lumière la recrudescence des comportements agressifs observés ces derniers mois dans plusieurs établissements scolaires du pays. Bagarres, intimidations, port d’objets dangereux et règlements de comptes entre élèves semblent désormais gagner du terrain dans certains collèges et lycées, au grand désarroi des parents et des responsables éducatifs.

Toutefois, à Bitam comme ailleurs, cet incident relance avec acuité la question de la sécurité dans les établissements scolaires. Entre perte des repères, banalisation de la violence et insuffisance de prévention, de nombreux acteurs éducatifs redoutent que ce type de drame ne devienne progressivement une triste normalité dans les écoles gabonaises.

Thécia Nyomba 

 
GR
 

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