Deux jours après la lettre ouverte de Me Peter Stephen Assaghle adressée au président de la République pour dénoncer le refus de son inscription au Barreau du Gabon, le Réseau international des avocats gabonais (RIAG) a publié un communiqué ce vendredi 5 décembre 2025 dans lequel il déplore le fait que le Conseil de l’Ordre ne veuille pas appliquer les dispositions légales relatives à l’inscription des avocats de la diaspora.

La Maison de l’avocat à Libreville. © Gabonactu.com

 

Le RIAG dit avoir pris acte de la décision du Conseil de l’Ordre du Barreau du Gabon, en date du 9 juillet 2025, d’ajourner la demande d’inscription au Tableau de Me Peter Stephen Assaghle. Une décision que le réseau qualifie de juridiquement infondée. «Justifier cette décision par des motifs de gestion administrative interne est juridiquement inopérant et ne saurait faire obstacle à l’application de la loi», écrit l’organisation dans un communiqué ce vendredi.

Selon le Réseau, le cas de Me Assaghle, qui a récemment adressé une lettre ouverte au président Brice Clotaire Oligui Nguema sur sa situation, n’est pas isolé. Il illustre une pratique récurrente consistant à «retarder indéfiniment l’intégration des avocats gabonais expérimentés de la diaspora, en violation des textes qui régissent notre profession». Le RIAG estime que cette situation crée «un blocage inacceptable pour de nombreux confrères qui souhaitent contribuer activement au développement de leur pays».

La loi n° 013/2014 est pourtant explicite, soutient l’organisation, rappelant que les articles 19 et 25 de ladite loi garantissent un droit d’inscription aux avocats gabonais inscrits à un barreau étranger. «Il ne s’agit pas d’une faculté laissée à l’appréciation du Conseil de l’Ordre, mais d’une disposition légale impérative», martèle le communiqué.

Trois demandes claires 

Face à ce qu’il considère comme une dérive, le RIAG formule trois demandes claires : le réexamen «sans délai» de la situation de Me Peter Stephen Assaghle et son inscription, conformément aux droits que lui confère la loi ; la fin des «pratiques dilatoires qui portent préjudice à l’ensemble des avocats de la diaspora et contreviennent à l’esprit et à la lettre de la loi» ; la garantie d’«une application rigoureuse et transparente des textes pour tous les confrères remplissant les conditions d’inscription».

Le Réseau appelle enfin à un dialogue constructif avec le Conseil de l’Ordre afin de trouver une issue rapide et équitable. «Nous sommes convaincus qu’une solution respectueuse des droits de nos confrères et des textes qui gouvernent notre profession commune est possible», conclut le communiqué.

 
GR
 

1 Commentaire

  1. Gabon dit :

    Une justice profondément corrompue et politisée. Des avocats qui prennent de l’argent pour ne pas faire leur travail correctement pour suivre les dossiers au tribunal ou abandonnent les clients parce qu’ils ont acheté.

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