Président exécutif national du Réseau des organisations libres de la société civile pour la bonne gouvernance au Gabon (ROLBG), Georges Mpaga regrette, ce lundi 14 octobre, que l’«affaire Wally» n’intéresse ni le gouvernement ni la justice, malgré le tollé sur la Toile. L’activiste soupçonne l’existence d’«un vaste réseau pédophile bien organisé qui aurait des ramifications au haut niveau».

Président du ROLBG, Georges Mpaga, soupçonne l’existence d’«un vaste réseau pédophile bien organisé», dont auraité été victime le jeune Wally. © Gabonreview

 

Âgée de 15 ans, Wally, victime présumée d’un «prédateur sexuel» qui lui aurait inoculé le virus du Sida lors de leurs rapports sexuels, il y a quelques semaines, ne serait pas la seule dans son cas. Plusieurs autres filles mineures auraient subi le même sort. Gêné par le silence des autorités depuis l’éclatement de cette affaire sur les réseaux sociaux, le ROLBG soupçonne l’existence d’«un vaste réseau pédophile bien organisé qui aurait des ramifications au haut niveau».

Or, selon Georges Mpaga, celui que l’on présente comme le présumé bourreau de la jeune fille, Alexis Ndouna, serait connu de la justice depuis plusieurs années. L’activiste suspecte que «son appartenance au PDG et sa proximité avec la galaxie présidentielle» lui permettent d’échapper à une quelconque condamnation. Sinon, comment comprendre «l’inaction [et] l’immobilisme du gouvernement» face à cette affaire qui fait grand bruit sur la Toile ?

Ce lundi 14 octobre, le président exécutif national du ROLBG n’hésite plus à accuser de laxisme les autorités judiciaires qui, selon lui, n’ont pas fait leur travail sachant les soupçons qui pesaient sur le présumé criminel. «Le procureur de la République et le juge d’instruction, en laissant en liberté le prédateur sexuel Alexis Ndouna, ont exposé la société qu’ils ont l’obligation de défendre et de protéger. En d’autres lieux et au nom de la morale, cela aurait conduit le procureur de la République et le juge d’instruction à déposer leurs démissions», estime Georges Mpaga, qui ne manque pas également de s’indigner de «l’abandon des poursuites par certains parents de victimes, dont le silence est acheté à travers le versement d’importantes sommes d’argent».

«Devant l’extrême gravité de ces scandales sexuels récurrents et retentissants qui ont   gravement troublé l’ordre public et la paix sociale, nous exigeons du gouvernement gabonais des actes forts matérialisant sa ferme résolution à mener une lutte sans merci contre les prédateurs sexuels. Nous mettons au défi le ministère public et le gouvernement de mettre fin à ce vaste réseau de pédophilie et de prédation sexuelle dont les ramifications convergent au sommet de l’État», lance le leader du ROLBG.

 
 

1 Commentaire

  1. moundounga dit :

    Bjr. Nous attendons la réaction du gouvernement face à une fille de 15 ans espoir d’une famille victime d’un c…et qui a condamné à vie cette dernière. cela ne se dit pas mais je crois que c’est le contraire qui serait souhaitable. comment peut -on ne rien faire face à un tel gâchis. Amen.

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