Rejetant les propositions faites par Nicole Assélé pour garantir la fiabilité du retour à la trimestrialisation, le Syndicat national des retraités du Gabon (Synaret) a réaffirmé au cours d’une conférence de presse, le 17 juillet, sa préférence pour le maintien du paiement mensuel des pensions.

Le bureau du Synaret lors de la conférence de presse. © Gabonreview

 

Des retraités lors de la conférence de presse. © Gabonreview

Le Syndicat national des retraités (Synaret) rejette en bloc les propositions faites par Nicole Assélé pour adoucir le choc du retour à la trimestrialisation du paiement des pensions. Au cours d’une conférence de presse, le 17 juillet, le Synaret qui dénonçait déjà le caractère unilatéral de ces propositions s’interroge sur les sources de financement de la carte prépayée et la loi sur laquelle s’appuie le nouveau dispositif de la CNSS ?

Considérant le paiement mensuel des pensions comme une exigence, les retraités assurent que Nicole Assélé annonçait son maintien dans sa feuille de route en 2018, «obligeant les retraités à ouvrir des comptes bancaires pour des virements bancaires mensuels». De même, elle avait instruit ses collaborateurs de traiter environ 2000 dossiers de retraités en souffrance. L’échéance de ce travail était fixée au mois de juin 2019. Or, jusqu’à ce jour, aucune suite n’a été donnée sur ce dossier, selon le Synaret. «Le manque de transparence et l’absence de sorties pour en déclarer les résultats nous autorisent à émettre de sérieux doutes sur les récentes annonces faites par le directeur général de la CNSS et surtout leur viabilité», estiment les retraités. Ceux-ci affirment d’ailleurs que beaucoup de leurs camarades sont décédés suite à cette situation de blocage.

Si Nicole Assélé justifie le retour à la trimestrialisation du paiement des pensions par le fait que plusieurs sociétés ne versent pas leurs cotisations, les retraités se demandent en quoi sont-ils concernés par «l’irresponsabilité des structures qui ne remplissent pas leurs obligations, parmi lesquelles on retrouve principalement les structures parapubliques sous influence de l’État».

Pour le Synaret, qui n’a pas pris part à la dernière réunion avec la direction générale de la CNSS, Nicole Assélé s’illustre par un tropisme de management, avec une tendance à «considérer les retraités comme ses employés». «Voici une structure qui se dit au bord de la faillite et passe un contrat avec des banques pour la mise en place d’un système de découvert qui ne dit pas son nom. Quid des frais associés ? Les banquiers seraient-ils devenus subitement des philanthropes ?» s’est interrogé le Synaret.

Après avoir assisté à la conférence de presse, les retraités ont organisé une marche pacifique en direction du siège de la CNSS où se trouve leur piquet. © Gabonreview

Les retraités déclarent avoir jusqu’à présent, été traités «avec mépris et brutalité». Ils sont résolus à entreprendre des démarches auprès des autorités compétentes pour le maintien du paiement mensuel des pensions, et la révocation de Nicole Assélé «pour incompétence». Ils réclament également la suspension du Conseil d’administration de la CNSS «qui ne joue pas son rôle», la participation des retraités au Conseil d’administration, l’organisation des états généraux de la sécurité sociale et l’action sanitaire au Gabon. Les retraités affirment avoir identifié des pistes pour sortir de la situation actuelle et veulent les examiner avec la tutelle et le Parlement, «seules autorités désormais compétentes» à leurs yeux.

 
 

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