Présente à New York aux États-Unis, la ministre de la Famille chargée de la Décennie de la femme gabonaise vante depuis lundi les initiatives de son pays en faveur de l’égalité des sexes et l’amélioration de la condition de la femme. Depuis le début de la 63e session de la Commission de la condition de la femme, Estelle Ondo a déjà fait deux communications.  

Estelle Ondo, le 11 mars 2019, à New York, lors de la 63e session de la Commission de la condition de la femme des Nations Unies. © D.R.

 

Depuis le lancement, lundi 11 mars, de la 63e session de la Commission de la condition de la femme des Nations Unies (CWS) à New York, Estelle Ondo n’a pas chômé. La ministre de la Famille, chargée de la Décennie de la femme en est à deux communications, toutes deux axées sur les initiatives du Gabon en faveur de l’égalité des sexes et de l’amélioration de la condition de la femme.

Si trois jours plus tôt, à l’occasion de la célébration de la Journée internationale de la femme, le membre du gouvernement a regretté les réticences et la résistance de la plupart des Gabonaises face aux lois adoptées en leur faveur, dans la ville américaine, elle n’a pas manqué d’éloges pour son pays en la matière. Aussi, a-t-elle assuré dans sa première communication qu’«en phase avec le thème de [la session], de la Déclaration de Beijing et du Plan d’action d’Addis-Abeba, le Gabon a accompli des progrès significatifs sur les questions d’égalité des sexes et de l’autonomisation de la femme».

Comme pour donner la preuve à ses homologues de ce que «la situation sociale et politique de la femme [est] au cœur des préoccupations majeures de l’État», Estelle Ondo a cité au nombre des réussites de son pays, la mise en place du régime obligatoire d’assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS, ndlr.), «pour accompagner la population gabonaise dans ses dépenses de santé».

«En effet, a précisé la ministre, qu’elle soit active ou non, la femme gabonaise bénéficie d’une immatriculation systématique à l’assurance maladie. […] Au-delà de la gratuité de la vaccination de l’enfant, la femme gabonaise, affiliée à la CNAMGS, bénéficie d’une prise en charge gratuite du suivi de la grossesse, des frais d’accouchement dans les structures sanitaires publiques et une prime à la naissance sous forme de layette.»

Face aux participants la 63e CWS, Estelle Ondo a également soutenu qu’en plus d’un cadre juridique sans cesse en révision pour une meilleure protection de la femme, l’intérêt du Gabon pour l’autonomisation des femmes se mesure aussi par «le développement d’infrastructures durables et accessibles à tous». Il s’agit, entre autres, de la construction des haltes-garderies, des cases communautaires, des hôpitaux régionaux, la construction et réhabilitation des routes, l’électrification des zones rurales… Mais pour la ministre, il est un défit majeur qui reste à relever : celui des travaux domestiques non rémunérés. Ceux-ci «ne sont pour l’heure pas pris en compte dans le système de prévoyance sociale nationale. Dans le même sens, il n’existe pas d’allocation spécifique liée à ces activités non reconnues comme travail rémunérable», a-t-elle regretté, laissant ses homologues à la réflexion.

La 63e session de la Commission de la condition de la femme des Nations Unies (CWS) à New York se tiendra jusqu’au 22 mars prochain. Les travaux s’achèveront sur de nouvelles recommandations en vue d’accélérer la mise en œuvre le Programme d’action de Beijing de 1995.

 
 

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