Silencieux depuis les révélations du procureur de la République sur la disparition de 353 containers de Kevazingo au port d’Owendo pour laquelle son administration est explicitement soupçonnée, le ministre d’État aux Forêts et à l’Environnement dit soutenir les efforts de la justice pour faire la lumière sur cette affaire. Il appelle ses administrés à collaborer.

Guy Bertrand Mapangou, le ministre d’État aux Forêts et à l’Environnement (photo d’archives). © Gabonreview

 

Silencieux depuis les révélations du procureur de la République sur la disparition des 353 containers de Kevazingo, alors même que son administration comme celle des Douanes est citée parmi les complices de l’affaire, Guy-Bertrand Mapangou s’est finalement résolu à sortir de son mutisme. Dans un communiqué de presse publié bien avant les premières conclusions du Procureur de la République, le ministre d’État aux Forêts et à l’Environnement «condamne» un «acte scandaleux» de nature à ternir l’image du pays à l’international. Aussi, soutient-il les efforts de la justice dans la recherche des auteurs de cette mystérieuse disparition.

Pour ce faire, le membre du gouvernement a invité ses administrés à «répondre positivement à toutes les sollicitations qui leur seront faites dans le cadre de l’enquête». Pour sa part, il exprime sa disponibilité à contribuer à la manifestation de la vérité.

Au ministère des Forêts et de l’Environnement, l’on considère que l’affaire liée à la disparition «porte gravement atteinte aux efforts menés par les plus hautes autorités de l’État en faveur de l’amélioration de la gouvernance de nos ressources forestières d’une part, aux intérêts économiques de notre pays d’autre part».

Dans la nuit du 13 au 14 mai, le procureur de la République près le tribunal de première instance de Libreville a informé que l’enquête a déjà permis de localiser 200 containers, tous actuellement sur deux sites différents au port d’Owendo. Si plusieurs personnes ont été interpellées, la tête du réseau, le Chinois François Wu, est activement recherchée par la justice gabonaise.

 
 

6 Commentaires

  1. Lavue dit :

    Il ne faut pas sortir d’HARVARD aux Etats-Unis pour comprendre que le Chinois François WU ne peut pas avoir agi seul. Comment sait-on déjà qu’il est la tête du réseau. Les complicités gabonaises sont plus qu’évidentes. Pourquoi la tête du réseau ne serait-elle pas gabonaise. Quand on veut bien faire les choses faut se garder pendant que l’enquête est encours de commencer par faire le travail de la justice. Ca n’aide pas à faire éclore toute la vérité et la vraie vérité. Une chose paraît certaine, le réseau sino-gabonais compte aussi bien des chinois que des Gabonais placés à des hauts postes de responsabilité. Il ne faudrait surtout pas nous faire croire que c’est le gardien ou la femme de ménage travaillant au port qui sont à l’origine de cet acte odieux. En tous cas il en va de la crédibilité de la justice gabonaise, qui ces derniers temps est très moquée aussi bien sur le plan national qu’international(regardez le dénouement des dossiers mamba. Les “criminels” sont tous dehors).
    Comme il a commencé, il faudrait que le ministre des Eaux et Forêts communique officiellement sur ce qu’il connaît, après tout son ministère est indexé et partant lui même donc.
    On verra bien si le système peut se faire violence
    Wait and see.

  2. le beau nez d'âne dit :

    Agnambie, le gouvernement, et ses représentants, nous trompent ?! Et c’est une surprise ?!!… Ahahah ! Et ils se trouve toujours autant de pourfendeurs du bon sens et d’une réalité qui semble déranger, défenseurs héroïques mais pitoyables d’un gouvernement d’état, et de la bongomaboulie par là même ! Oh, on se RÉVEILLE !! ^_^

  3. Thybaut dit :

    Si Manpagou veux être disposé à soutenir la justice alors qu’il démissionne.

  4. Medzo Jacob dit :

    Lorsqu’une administration est implquée dans un scandale aussi grave et à un niveau aussi élevé de responsabilité, son premier responsable démissionne au lieu de faire des declarations de collaboration et de mise à disposition de la justice qui augurent clairement de son implication.

  5. le Poussin du Gabon dit :

    Depuis la maladie du la fin de Bongo père tout est synonyme de Sodome et gomor cad escroquerie, vol, détournement, mensonge, homosexualité, lesbienne…..Tous les mots de malédictions de la bible voir Deutéronome 28:15-68.c’est installé dans ce pays le Gabon

  6. le nkemberlien dit :

    c’est le kevazingo Gate, il faut que les têtes tombent tout simplement.

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