Le litige opposant le Groupement Santullo à l’État gabonais est toujours devant la Cour internationale d’arbitrage de la Chambre de commerce international de Paris (CCI). En attente de la décision de cette juridiction, le Groupement Santullo accuse l’État gabonais de mener une campagne de désinformation à travers des médias inféodés. Dans un communiqué transmis à Gabonreview, ce Groupement rejette cette campagne et prévient qu’il poursuivra devant toute juridiction compétente ceux qui porteront atteinte à sa réputation. Ci-joint le communiqué.

Guido Santullo, patron du Groupement Santullo Sericom Gabon, de son vivant. © Gabonreview

 

Le Groupement Santullo Sericom SA doit faire face à une campagne de désinformation inacceptable orchestrée par la République gabonaise, qui a imaginé salir son honneur et sa réputation pour tenter d’éluder le paiement du lourd passif dont elle doit s’acquitter en paiement des travaux importants réalisés par le Groupement. Ces travaux ont contribué à doter le Gabon d’infrastructures importantes et de qualité après la passation de marchés passés en bonne et due forme sous les ordres des plus hautes autorités du pays de 2010 à 2013. Cette importance et cette qualité ont été reconnues par le Chef de l’État, entouré de ses techniciens.

Face à l’incapacité de la République gabonaise de s’acquitter de ses dettes, le Groupement Santullo a été contraint le 12 octobre 2015 de saisir la Cour d’arbitrage de la Chambre de Commerce Internationale pour qu’il soit rendu justice et afin d’obtenir la rémunération des travaux effectués. Or, parmi les défenses imaginées par la République gabonaise en 2017 (soit sept ans environ après la passation du premier contrat), celle-ci n’a pas craint d’alléguer une prétendue «corruption» du Groupement Santullo et de son défunt dirigeant, Monsieur Guido Santullo, sans en apporter la moindre preuve.

Drôle de méthode en guise de paiement…

Cette campagne de désinformation est orchestrée alors que les parties sont dans l’attente de la sentence arbitrale finale de la CCI, qui doit intervenir très prochainement.

Des organes de presse se sont fait l’écho des rumeurs nauséabondes imaginées par la République gabonaise et n’ont pas cillé à prêter main-forte à de tels agissements et de telles allégations. Ces journaux se sont fait un devoir de publier de véritables plaidoiries en faveur de la République gabonaise, faisant fi des obligations d’objectivité et d’investigation auxquelles ils sont pourtant astreints, se contentant de ouï-dire soufflés par l’État. Ils titrent sans vergogne «des preuves accablantes» ou encore «Santullo. Un scandale d’État», en laissant entendre qu’il s’agirait de preuves de corruption, mais en s’abstenant soigneusement d’en indiquer ni de près ni de loin la consistance.

Si scandale il y a, c’est celui d’un État qui fait travailler les investisseurs sans les payer et celui des groupes de presse inféodés à ces États. Si scandale il y a, c’est celui d’articles qui omettent de rappeler qu’après deux ans et demi d’enquête, aucune preuve de corruption n’a été apportée (et pour cause) et aucune condamnation pour corruption prononcée. C’est dans ce contexte que l’hebdomadaire Jeune Afrique, notoirement connu pour les liens privilégiés qu’il entretient de longue date avec l’Etat gabonais et ses dirigeants (cf. notamment, «Trouvez qui sont les meilleurs amis d’Omar Bongo», L’Obs avec Rue89, 10 juin 2009 ; «Marwane Ben Yahmed se mue en communicant», La Lettre du Continent, 13 janvier 2011 ; «Racisme, chantages, escroqueries, mercenariat, racket… Des raisons pour ne plus lire Jeune Afrique !», Sud Ouest, 20 juin 2012 ; «Ali Bongo n’aurait-il plus confiance à ses proches ?», info241, 25 juillet 2016 ; «À Libreville, le clan Bongo prêt à tout pour garder ses prébendes», l’Humanité, 26 août 2016 ; «Jeune Afrique accuse le Premier ministre gabonais de faire des «fake news» à son encontre», info241, 27 octobre 2018), n’a pas hésité sous le couvert de ce qu’il présente comme une «enquête exclusive» à voler au secours de l’État gabonais et de ses thèses et à reprendre la plaidoirie de ses avocats développée pendant l’arbitrage, exactement dans le même ordre.

Le Groupement Santullo s’insurge à l’encontre de telles calomnies portant gravement atteinte à son honneur et à celui de ses dirigeants et se réserve le droit de demander entière réparation de son préjudice de réputation et de tout autre préjudice. Il fera punir devant toute juridiction compétente, ceux qui chercheraient à associer son nom de près ou de loin à une corruption et de manière générale à porter atteinte à sa réputation.

 
 

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