Apres l’amorce de dialogue par la ministre de la Fonction publique le 15 avril, le chef du gouvernement a rencontré le 23 avril les représentants des organisations syndicales du secteur public et privé pour baliser le chemin vers un «Gabon socialement en paix». Un long chemin semé d’embuches, tant l’exécutif semble dégarni au regard de l’épaisseur de la crise sociale.

Le Premier ministre Julien Nkoghe Bekale. © primature

 

Le Premier ministre Julien Nkoghe Bekale préside ce 23 avril 2019 une séance du de travail avec les confédérations et centrales syndicales du secteur privé et public. Ne prennent part à cette rencontre que les syndicats ou centrales syndicales qui se sont fait enregistrer au secrétariat du ministère de la Fonction publique, à raison de trois membres par confédération  syndicale et deux membres par syndicat.

Cette séance de travail convoquée par Julien Nkoghe Bekale est la conséquence du rejet catégorique des syndicats du dialogue social sectoriel, envisagé par le Premier ministre dans sa note circulaire n° 000233 du 22 mars 2019. Bien qu’il ait lui-même, peu après sa nomination en janvier dernier, marqué sa disponibilité pour discuter avec les partenaires sociaux, le Premier ministre avait rétréci le champ de ces pourparlers, en revoyant les syndicats devant les chefs de départements sectoriels. Chaque membre du gouvernement devait mettre en place, au sein de son département, des entités des mécanismes de concertation, de consultations, de médiation et de gestion des conflits. Ce format de discussion avait été d’emblée rejetée par les partenaires sociaux. Pour la confédération syndicale Dynamique unitaire, ce format n’était qu’une «pirouette  politicienne».

Si l’ordre du jour de la rencontre du 23 avril  n’a pas été précisé par la primature, pour certains leaders syndicaux, il s’agirait d’entériner en présence du Premier ministre, les différents points retenus lors de la réunion organisée par le ministre de la Fonction publique, Madeleine Edmée Berre.

La rencontre est perçue par beaucoup comme le premier vrai test de la gouvernance de Julien Nkoghe Bekale. Le Premier ministre réussira a-t-il à convaincre les partenaires sociaux ? La crise est si profonde et les nombreux points de revendications rétrécissent la marge de manœuvre du locataire de la primature. Certains syndicats estiment déjà qu’Ali Bongo reste le vrai interlocuteur pour asseoir les bases d’un vrai dialogue social. Malheureusement, le Premier ministre est désarmé par la lourde absence de joker. A lui de faire de sa capacité d’homme d’Etat.

 
 

2 Commentaires

  1. Léon Nkogue dit :

    “Ali Bongo reste le vrai interlocuteur…” Non, mais SVP, vous ne pouvez pas vous passer de ce type ? Il vaut quoi votre Ali Bongo, alias BOA ? Et de plus il n’est plus de ce monde depuis octobre 2018.

    Si le Gabon peut bien fonctionner sans un président, alors eliminons cette fonction inutile. On fera ainsi des économies.

  2. Mezzah dit :

    Vous me faites rire, on découvre tout d’un coup que les réformes ne sont plus une option. Avant de demander des efforts au bas peuple ne devrait on pas commencer par les demander au gouvernement et aux personnes qui dilapident l’argent de l’état? Moi j’ai propositions:
    – Gouvernement de 15 ministres pas plus
    – Suppression du poste de Vice président
    – Réduction du nombre de députés à 6o
    – Dissolution du Sénat
    – Dissolution de la cours constitutionnelle
    – Arrêt du financement des escapades de la famille D’ABO et notamment des voyages de Sylvia Bongo
    – Multiplier l’opération Mamba par 1000, on sait qui détient l’argent détourné
    – Passer à la loupe les dépenses de l’état, en effet l’état paye aujourd’hui les locations de logements qui n’existent pas ou qui sont tout simplement inoccupés, les loyers exorbitants comme les maisons appartenant à Mbonratsuoooo
    – La mise en place de la taxe foncière pour les grosses fortunes et les entreprises dont le chiffre d’affaire s’élève à un montant à déterminer.

    Comme vous pouvez le voir le gouvernement n’est pas obligé de s’attaquer au portefeuille du bas peuple. Je suis convaincu que d’autres citoyens pourront compléter cette liste et le tour sera joué.

    Je demande aux syndicats de faire des contre propositions car le gouvernement ne doit pas se présenter avec une liste de propositions fermée.

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