Convoqué par le ministre de l’Éducation nationale, le dialogue sectoriel dans le milieu éducatif a débouché sur la mise en place d’un bureau, pour la résolution des nombreux maux qui minent ce secteur. Un bureau à la représentativité titubante, cependant, avec l’absence de certains partenaires sociaux charismatiques.

Michel Menga, le ministre de l’Education nationale. © Gabonreview

 

Lancé le 3 mai à Libreville, le dialogue initié dans le secteur éducation a débouché sur la mise en place d’un bureau. Composé de la tutelle, partenaires sociaux, parents d’élèves et élèves, ce bureau permettra de résoudre les problèmes qui minent le secteur éducatif.

«À partir de ce bureau, nous nous sommes donné un chronogramme de travail pour nous rencontrer une fois par trimestre, conformément à la volonté du Premier ministre», a déclaré le ministre de l’Éducation nationale. «Par ailleurs, si nous avons des problèmes spécifiques, nous pouvons organiser des rencontres spéciales. Car la densité des problèmes de l’Éducation nationale nous impose certaines urgences», a souligné Michel Menga.

La concertation lancée le 3 mai dernier visait un dialogue franc, sincère et inclusif entre tous les partenaires du ministère de l’Éducation nationale. Une rencontre initiée par Michel Menga, après la colère née des différentes réformes annoncées dans le secteur éducatif. La mise en place de ce bureau apparaît donc comme un cadre de discussions à toutes ces décisions contestées, au grand bonheur des partenaires sociaux.

«Je suis entièrement d’accord avec l’organisation proposée par le ministre de l’Éducation nationale», a affirmé le secrétaire général adjoint du Syndicat national des formateurs et enseignants du préprimaire (Synafep). «Nous sommes disposés à travailler avec la tutelle, à condition que la sérénité soit de mise», a cependant prévenu Marius Mve Assoumou.

Toutefois, le poids décisionnel de ce bureau pourrait être moindre avec l’absence de certains partenaires sociaux charismatiques. À l’instar de la Convention nationale des syndicats du secteur éducation (Conasysed), qui a refusé de prendre part au dialogue convoqué par Michel Menga.

Qu’à cela ne tienne, le bureau, dûment constitué, regarde vers l’avant avec le début de ses travaux. Ce 6 mai à Libreville, en effet, il va se pencher sur deux préoccupations majeures : le paiement des bourses des élèves et le versement des présalaires des agents publics qui ne l’ont pas reçu depuis cinq ans.

 
 

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