La Convention nationale des syndicats du secteur éducation (Conasysed) a indiqué le 13 avril qu’elle ne participera pas à la rencontre du ministre de l’Education nationale. Dissoute depuis 2 ans, elle n’entend discuter avec le gouvernement que quand elle sera réhabilitée.

Simon Edzo, délégué général de la Conasysed. © D.R

 

La Convention nationale des syndicats du secteur éducation (Conasysed) a annoncé le 13 avril, via son délégué général Simon Edzo, qu’elle ne prendra pas part la rencontre avec le ministre de l’Education nationale, Michel Menga.

Suite au mécontentement généralisé né de la mesure gouvernementale concernant les nouveaux critères d’attribution de la bourse d’études, ce dernier a invité le 12 avril les proviseurs, les responsables du ministère de l’Education nationale ainsi que les syndicats, les coopératives et les associations des parents d’élèves, à raison de deux membres par représentation, à prendre part à la rencontre organisée le 14 avril.

Cette plateforme syndicale constituée de sept syndicats- Saeg, Seena, Synatecpro, Feseena, Sneeps, Synajes et FNSE- proteste contre  sa dissolution. Le ministère de l’Education nationale a d’ailleurs réaffirmé cette dissolution dans la lettre n°000247/MEN/SG/SGA, datée du 25 mars 2019 et signée du ministre de l’Education nationale.

Bien que les syndicats qui la composent ne soient pas frappés par cette dissolution et qu’ils auraient pu constituer un échantillon assez représentatif pour débattre de cette question qui préoccupe plus d’un, la Conasysed qui considère «illégale» sa dissolution depuis mars 2017, estime qu’elle doit d’abord être réhabilitée. Selon elle, rien n’a été fait pour sa réhabilitation, malgré la promesse faite à l’Organisation internationale du travail (OIT), par l’ancien ministre du Travail Eloi Nzondo.

La Conasysed indique que ses membres ne «répondront jamais présents à toutes les autres réunions convoquées par le ministre de l’Education nationale tant que la Conasysed ne sera pas réhabilitée administrativement». Excluant de fait ses membres de toute discussion avec le gouvernement, elle entend ainsi mettre la pression sur ce dernier pour recouvrir sa légalité.

 
 

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