Le Centre hospitalier universitaire mère enfant Fondation Jeanne Ebori (CHUMEFJE) est officiellement opérationnel. En attendant l’inauguration par les autorités compétentes, la mise en service totale est devenue effective avec les premiers accouchements, le 29 décembre à 4h du matin. L’hôpital est exclusivement dédié aux femmes et aux enfants

Le Centre hospitalier universitaire mère enfant Fondation Jeanne Ebori (CHUMEFJE). © investirgabon.com

 

Bâti sur les ruines de l’hôpital Jeanne Ebori, le Centre hospitalier universitaire mère enfant Fondation Jeanne Ebori (CHUMEFJE) s’offre fièrement aux populations gabonaises. La mise en service s’est voulue totale avec les premiers accouchements le 29 décembre à 4h du matin. «C’est vraiment une joie d’être la première maman à avoir accouché ici», a laissé entendre Catricia Djaba, première femme à avoir donné naissance à un enfant au CHUMEFJE, le prénommé David Emmanuel, un garçon né à 4h02’. Quelques minutes plus tard, Lynda Koumba Mboumba a donné naissance à une fille qu’elle a appelé Destiny-Gaëlly. Pour arriver au CHUMEFJE, les deux mamans ont suivi le même parcours. Partie pour la première de Derrière-la-prison, et du Carrefour-Fromager pour la seconde, elles se sont rendus au centre de santé de Nzeng-Ayong.

De haut en bas, Lluis Carreras, le 29 décembre au CHUMEFJE ; Catricia Djaba, première à avoir accouché au CHMEFJE ; Lynda Koumba Mboumba, 2e maman et son bébé ; les premiers hospitalisés en pédiatrie. © Gabonreview

«Là-bas, on nous a dit qu’il n’y avait pas des outils appropriés pour faire accoucher celles qui ne sont pas encore en plein travail. Donc, on nous a envoyé au CHU d’Owendo. Là-bas aussi, la dame nous a expliqué qu’il n’y avait pas de pinces, donc elle ne pouvait pas nous suivre. On nous a envoyé ici à Jeanne Ebori parce qu’ils disaient que comme ça vient d’ouvrir, ils ont encore tout le matériel. Arrivées ici, on a été bien reçues. Déjà, on n’a pas marché. Un monsieur nous a accompagnés avec les fauteuils roulants jusqu’à la salle d’accouchement où on a trouvé une bonne sage-femme qui a pris soin de nous», raconte Lynda Koumba Mboumba qui espère que la qualité de service ne changera pas. À côté de ces deux bébés, un autre de sexe masculin, né prématurément avec 900g et placé en couveuse en néonatologie. Durant la journée, deux autres naissances ont eu lieu.

Parallèlement, les urgences grouillaient de patients quand le service hospitalisation accueillait ses premiers malades dont un cas de paludisme et un autre transféré de Ntoum pour paludisme mal traité et gastro entérite. Autant de cas qui marquent la mise en service totale de cet hôpital. «On est un peu effrayé parce c’est le début. On a la responsabilité des malades qui sont là, des femmes gabonaises qui viennent accoucher. On a le souci qu’ils soient bien traités, qu’ils puissent partir chez eux sans problèmes. Mais on est aussi contents et orgueilleux du travail fait. On est très content de ce bel outil dont monsieur le président nous a fait cadeau. Le fonctionnement n’a pas été aussitôt ce qu’on voulait, mais pour 2018 on peut dire que Jeanne Ebori fonctionne», a déclaré le chef de mission du CHUMEFJE, Lluis Carreras.

Pour le fonctionnement de la structure, le ministère de la Santé a mis à disposition du personnel. Un effectif de 550 personnes parmi lesquelles des professeurs gabonais, des pédiatres, gynécologues, docteurs, sages-femmes, infirmiers diplômés d’Etat, etc. ainsi qu’un personnel administratif. Lluis Carreras y voit un hôpital de dernier cri, avec un bon plateau technique, du personnel bien formé et un système informatique mis en place pour une meilleure gestion des patients. «On espère qu’avec le temps, on sera un référent de la sous-région», souhaite-il.

Fermé aux hommes

Comme l’indique son nom, le CHUMEJE n’est ouvert qu’aux femmes et aux enfants. Seuls les garçons de 16 ans au plus, âge de la pédiatrie, y sont admis. S’ils s’y rendent, ceux ne n’entrant pas dans cette tranche d’âge seront redirigés vers les autres CHU. «S’ils sont réellement en détresse, là on pourra les stabiliser. Sinon, ils vont être envoyés au CHUL», a souligné Lluis Carreras. Selon lui, CHUMEFJE est un hôpital public dans lequel les patients sont pris en charge avec la carte CNAMGS. «C’est vrai qu’il pourra avoir des modifications avec une partie qui aura certainement un prix différent avec des consultations un peu spéciales, des hospitalisations VIP. Mais c’est un hôpital public. Donc, tout Gabonais muni de sa carte CNAMGS peut venir ici, il va être traité», a-t-il signifié indiquant que l’hôpital est ouvert 24h/24, 7j/7 même les jours fériés.

Auteur : Alix-Ida Mussavu

 
 

1 Commentaire

  1. gaetan dit :

    je suis le papa de l’un des enfants nés à jeanne ebori, a savoir la fille. je tiens à vs rappeller que le prénom réel de ma fille c’est destinée gaely délice, tel que c’est écrit sur votre site,c’est certainement une erreur de sa mère. par ailleurs, je suis un père heureux, car le prénom de ma fille (destinée) semble etre en phase avec sa naissance.comme le destin fait ses choses, elle est l’un des premiers bébés nés à jeanne ebori, sa mère accouche pour la première fois, c’est symbolique.je remercie les jeunes sages femmes qui ont mis leur expérience au service de ces deux jeunes femmes pour le bon déroulement de ces premiers accouchements. je salue leur professionnalisme, dynamisme et vivacité auxquels elles font preuves.nous osons penser qu’elles maintiendrons cette bonne ambiance.car il sera très regrettable et dommage si en revenant dans un 6 mois, un an voire plus de constater le climat délétère, pourri en termes d’accueil, de traitement,etc qu’on déplore dans les autres structures

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