Le Chinois a été élu, dimanche 23 juin, directeur général de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Il remplacera officiellement le Brésilien José Graziano da Silva en août prochain.

Qu Dongyu, après son élection à la tête de la FAO, le 23 juin 2019, à Rome. ©FAO/Alessia Pierdomenico

 

Face à la Française Catherine Geslain-Lanéelle, soutenue par l’Union européenne, et l’ancien ministre géorgien de l’Agriculture Davit Kirgalidze, le Chinois Qu Dongyu a élu à la tête de la FAO, dimanche, avec 108 voix sur 194. C’était à la faveur de la 41e session de la Conférence de l’agence onusienne qui se tient depuis le 22 jusqu’au 29 juin prochain à Rome en Italie. C’est le 1er août prochain que le nouveau directeur général succèdera au Brésilien José Graziano da Silva (2011-2019). Il sera le 9e patron de l’organisation depuis sa création en 1945.

Avant la fin de son mandat prévue pour 2023, Qu Dongyu, 56 ans, entend «réformer» et «transformer» l’agence dont il hérite de la charge pour en «faire une FAO plus jeune». L’actuel vice-ministre de l’Agriculture et des Affaires rurales en Chine souhaite être «dans le concret» pour lutter efficacement contre la faim dans le monde.

À l’origine, Qu Dongyu aurait dû faire face à quatre candidats. Seulement, en mars et en juin derniers, deux candidats (le Camerounais Médi Moungui et l’Indien Ramesh Chand) se sont retirés de la course. Selon Le Monde, les trois candidats restants ne se sont pas fait de cadeaux pendant la campagne. Le journal français se souvient notamment de la «pression diplomatique intense», des «achats de voix», des «trahisons», la «fuite de documents» et les «jeux de poker menteur entre les capitales» des trois candidats en lice.

 
 

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