Le gouvernement envisage accroître le nombre d’établissements techniques et professionnels. L’objectif à court terme est de passer de 2500 à 10 000 élèves dans ce segment de formation. Dans le cadre de ce programme, plusieurs centres sont en chantier, un financé par le Maroc et trois grâce à l’appui d’Avic international.

Madeleine Berre sur le chantier d’Avic INTL à Nkok, le 19 juillet. © Gabonreview

 

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Le ministre responsable du Travail et de la Formation professionnelle, Madeleine Berre, a visité le 19 juillet le chantier de l’un des trois centres professionnels construit par Avic international à Nkok. Démarré en 2018, ce chantier, a indiqué Madeleine Berre, «sera livré en mars 2020 pour permettre une rentrée académique sur l’année 2020-2021». Selon elle, l’ambition du gouvernement est d’accélérer tout le processus de construction d’établissements professionnels afin d’aboutir à une adéquation entre l’offre de formation et les besoins du marché.

Le centre de formation, a-t-elle indiqué, est dédié aux formations dans la transformation industrielle. «Il y a des formations qui seront  offertes pré-Bac et des formations qui seront offertes post-bac», a-t-elle assuré. D’une capacité de 1000 places, le centre disposera d’un amphithéâtre, un espace pour les exercices pratiques, un restaurant et un internat avec une capacité d’accueil de 600 places. «Nous aurons des formations en continu d’une durée qui varie de 10 à 12 mois ou 2 ans, des formations en alternance et d’autres qualifiantes pour les entreprises qui voudront renforcer les capacités de leurs travailleurs», a souligné Madeleine Berre.

Estimant que les Gabonais ont encore du mal à embrasser les formations professionnelles, le gouvernement veut changer cet état de fait, avec une plus grande offre de ce type d’établissement. «Sur l’ensemble du territoire, nous avons 5 centres en construction pour une capacité de 5 000 places», a indiqué le ministre, tout en rappelant qu’en plus du centre de Nkok, il y aura celui de Franceville, de Port-Gentil ainsi que la réhabilitation de 9 centres de formation et 13 lycées techniques. À ce réseau  s’ajoute le centre de formation d’Akanda, un don du roi du Maroc. Avec une capacité de 330 places, il sera tourné vers les métiers du transport et de la logistique. La rentrée est prévue pour la fin de cette année 2019.

«Tout ce programme de financement de formation professionnelle nous permettra d’ici à 2023 d’augmenter les capacités actuelles de 2 500 à 10 000 apprenants», a précisé Madeleine Berre. Dans cette perspective, une campagne a été conçue  par le gouvernement pour attirer plus de jeunes dans les filières techniques. Le 19 juillet à Nkok, Madeleine Berre a lancé cette campagne en dévoilant l’un des panneaux d’affichage dédiés à celle-ci. «Les métiers sur lesquels nous avons des besoins sont des métiers de techniciens agricoles, opérateurs de machine, opérateurs dans la chaudronnerie, etc. Notre marché n’offre pas ces formations. Il est important pour nous de déjà sensibiliser les jeunes», a affirmé Madeleine Berre expliquant la campagne.

Cette campagne axée sur le message «Révèle ton étoile», censée inciter les jeunes à choisir les formations professionnelles est d’ailleurs proposée en langage populaire dit “toli bangado” pour les amener à se sentir plus concernés.

 
 

2 Commentaires

  1. tchenko dit :

    A Chasser le naturel, il revient aux gallots !

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