Les vicaires de Jésus Christ ont dressé un tableau sombre de la situation sociopolitique et économique du pays. Un cri d’alarme clairement adressé aux dirigeants, le pays étant «de plus en plus désemparé» depuis les ennuis de santé du chef de l’État.

Les vicaires de Jésus Christ dresse un diagnostic accablant de la situation sociopolitique et économique du Gabon. © D.R.

 

Le Gabon va mal et les leaders religieux l’ont rappelé. Récemment réunis en session ordinaire à Moanda, dans le diocèse de Franceville, les évêques du Gabon ont attiré l’attention des autorités sur la situation sociopolitique et économique du pays. «En célébrant notre jubilé, nous ne pouvons ignorer les difficultés que nous vous avons signalées depuis 2015 et qui se sont aggravées aujourd’hui par un Etat de plus en plus désemparé», ont-ils alerté.

Depuis les ennuis de santé d’Ali Bongo en octobre 2018, l’évêque du diocèse de Mouila (Mathieu Madega Lebouakhéan), le secrétaire général de la Conférence épiscopale du Gabon (Michel Ange Bengone), l’évêque du diocèse de Franceville (Patrick Iba Ba) et l’archevêque de Libreville (Basile Mve Engone), sont d’avis que la situation du pays s’est sensiblement dégradée dans plusieurs domaines.

Sur le plan politique d’abord, les hommes d’Église ont fustigé les «libertés limitées», tout en regrettant «l’absence de vérité et de transparence», ainsi que «la politique partisane» en pleine effervescence. Sur le plan économique, ensuite, le constat est aussi peu reluisant. «La baisse du pouvoir d’achat contribue à un appauvrissement de plus en plus grand de la population et au même moment, un petit nombre s’enrichit par l’accaparement des biens communs sans être inquiété», ont-ils déploré.

Au niveau social, enfin, les ministres de Dieu ont dressé un bilan tout aussi chaotique. «La grande solidarité d’hier qui visait l’unité du pays et la volonté de le développer pour tous fait place à un égoïsme grandissant, avec des complicités obscures ne se préoccupant plus du bien commun, engendrant divisions et destructions… Tout cela est inacceptable !», ont-ils martelé. Reste à savoir si les dirigeants seront sensibles à cette alerte.

 
 

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