Les efforts déployés dans le cadre du Plan de relance de l’économie (PRE) ont permis d’étouffer la crise économique naissante au Gabon. Le Fonds monétaire international (FMI) reconnait cependant que certaines tares subsistent, à l’instar du tiers de la population vivant toujours en dessous du seuil de pauvreté.

Boileau Yeyinou Loko (micros), le chef de mission du FMI pour le Gabon (archives). © Gabonreview

 

Pour permettre à son économie de se soustraire des effets de la crise et de redémarrer, le Gabon a initié un Plan de relance de l’économie (PRE). Couvrant la période 2017-2019, il est censé aider à redynamiser la création d’emplois et de richesses, accélérer la diversification économique et asseoir les finances publiques sur une trajectoire soutenable.

A quelques mois de l’échéance de cet ambitieux programme, les objectifs fixés ont-ils été atteints ? Pour le Fonds monétaire international (FMI), des avancées majeures ont été réalisées par le gouvernement. «Les efforts déployés dans le cadre de ce programme triennal avec le FMI ont contribué à stopper la crise naissante et à relancer l’activité économique», a déclaré le chef de mission du FMI pour le Gabon.

«La croissance du PIB s’est accélérée, l’amélioration du niveau des recettes internes et la maitrise des dépenses courantes, ont permis de réduire sensiblement le déficit budgétaire non pétrolier de 11% du PIB hors pétrole en 2016, à 7,6% en 2018. La position extérieure du pays s’est améliorée», a soutenu Boileau Yeyinou Loko dans entretien paru dans L’Union du 17 octobre.

Par ailleurs, plusieurs maux gangrènent toujours l’économie gabonaise. «La croissance économique reste faible, l’économie reste encore fortement dépendante du secteur pétrolier et de la demande publique. L’environnement des affaires reste peu attractif, et le secteur privé peu actif. Enfin, presqu’un tiers de la population vit encore en dessous du seuil de pauvreté», a regretté Boileau Yeyinou Loko.

Des résultats en dents de scie confortant Mays Mouissi qui, en août, évoquait déjà un «demi-succès» du PRE. «Car la croissance reste quand même bien inférieure à celle enregistrée lors des périodes fastes, notamment au début du premier quinquennat, tirée par les revenus du pétrole. D’ailleurs, les résultats sociaux de ce programme sont en deçà des attentes des populations», avait confié l’analyste économique.

 
 

4 Commentaires

  1. Gayo dit :

    Ça contraste avec les atakous de Alihanga et du porte parole du pdg comme Ibubu aime les flateries. Là ce n’est pas l’opposition. A part les pédégistes qui font semblant, on ne trouvera en dehors même loin du Gabon une personne qui honnêtement pourra dire que la gouvernance d’Ali Bongo est une réussite. Si il n’avait eu alternance dans ce pays en 42 ans, rien que la circulation des hommes aurait permis une meilleure repartition des richesses entre toutes les familles gabonaise. L’alternance politique est un facteur de justice sociale dans un pays ou depuis des decennies une poignée de familles accumulent une richesse indue pendant que le plus grand nombre reste au bord du carreau parceque pas de la bonne famille, bonne ethnie, le bon parti, le bon groupe esotherique, la bonne province, etc.

  2. Jean Gaspard Ntoutoume Ayi dit :

    Une revue vise à conclure si oui ou non les résultats attendus ont été réalisés ou pas. Si c’est oui, on transmet le dossier au Conseil d’administration pour déclencher les dépassements des tranches d’emprunts prévues par les différents bailleurs. Si c’est non, on écrit le gros français.

  3. diogene dit :

    Le PIB augmente, réjouissons nous !
    «La croissance économique reste faible, l’économie reste encore fortement dépendante du secteur pétrolier et de la demande publique. L’environnement des affaires reste peu attractif, et le secteur privé peu actif. Enfin, presqu’un tiers de la population vit encore en dessous du seuil de pauvreté»
    Plus de richesse donne plus de pauvreté, à quel moment dois je me réjouir ?

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