Les lourdes sanctions infligées par la Haute autorité de la communication (Hac) aux journaux L’Aube et Echos du Nord, ont fait réagir le Réseau des organisations libre pour la bonne gouvernance au Gabon (ROLBG). L’ONG a décidé de faire reculer l’autorité de la communication à travers la mise en place d’un «Comité national de soutien», afin de «développer un plan d’action visant la levée des sanctions» de ces deux journaux.

La ROLBG se mobilise pour la réhabilitation des journaux L’Aube et Echos du Nord, suspendus par la Hac. © Gabonreview

 

Le Réseau des organisations libre pour la bonne gouvernance au Gabon (ROLBG) a décidé de contester les dernières décisions de la Haute autorité de la communication (Hac). Dans sa «mission de défense de la liberté d’expression et de la presse», le ROLBG a proposé, le 14 avril, la mise en place d’un «Comité national de soutien», dont la mission sera de «développer un plan d’action visant la levée des sanctions» des deux journaux.

Ce comité aura également la lourde tâche de faire cesser «le harcèlement» des «médias libres» au Gabon, à travers «la mise en place des mécanismes permettant de lutter contre la répression politique». Le 20 mars, Echos du Nord a été suspendu pour une durée de quatre mois, pour un article jugé par la Hac comme «outrancièrement acrimonieux», «vindicatif», «calomnieux» et «contraire à la déontologie journalistique», sur la présidente de la Cour constitutionnelle. Plus récemment, le 10 avril, le journal L’Aube a subi le courroux de l’autorité de la communication, en se voyant infliger une suspension de six mois.

«La Hac,  une instance censée réguler l’activité de la communication, mais qui sombre dangereusement dans un rôle sinistre d’agent du Gouvernement, chargé de la destruction de la liberté de la presse et d’expression libre au Gabon. Jamais dans l’histoire politique récente de ce pays, la presse libre n’a été autant entravée dans son fonctionnement régulier», a regretté le ROLBG.

Par ailleurs, «pour la mise en place du comité et le démarrage effectif de ses activités», le ROLBG  prévoit «une importante séance de travail», le 16 avril à Libreville, avec les représentants des deux organes de presse suspendus, défenseurs du droit à l’information, journalistes et ONG. À travers cette mobilisation, l’ONG entend exposer devant la communauté internationale, «la HAC comme étant le principal instrument de répression contre la presse libre et au service du régime antidémocratique d’Ali Bongo».

Par ailleurs, le ROLB a annoncé son intention de saisir sans délai, «le Rapporteur spécial des Nations-Unies sur la promotion et la protection du droit à la liberté d’opinion et d’expression». La Hac est prévenue.

 
 

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