Le Gabon tiendra-t-il finalement un 3e dialogue ? La question se pose après la déclaration de l’Union européenne (UE) consécutive au coup d’État raté du 7 janvier. Condamnant cette tentative, l’institution a appelé à la réconciliation nationale via un dialogue ouvert et inclusif

L’Union Européenne recommande un dialogue au Gabon. © DR

 

Dans une déclaration rendue publique au lendemain du coup d’Etat manqué de Kelly Ondo Obiang, l’Union européenne (UE) appelle le Gabon à un dialogue ouvert et inclusif. «L’UE, tout comme l’Union africaine rejette toute prise de pouvoir par la force», indique le communiqué de l’UE. «Les défis auxquels le Gabon est confronté doivent trouver leur solution dans le cadre d’un dialogue ouvert et inclusif, en respectant les principes de l’Etat de droit et de la démocratie, avec pour objectif la réconciliation nationale», poursuit le communiqué.

Un moment du dialogue de Jean Ping (en haut) et de celui d’Ali Bongo. © D.R

Une fois de plus, l’UE se convainc que la consolidation de la paix, de la stabilité et du vivre-ensemble au Gabon, passe par des discussions qui dépasseraient les égos de chacun. À l’issue des violences postélectorales de 2016, l’institution européenne appelait déjà à un dialogue inclusif. Dans un contexte où Ali Bongo Ondimba avait été déclaré président de la République alors que Jean Ping se considérait comme le président élu, chacun avait engagé pour sa part des dialogues. Dès décembre 2016, Jean Ping avait organisé son Dialogue national pour l’alternance (DNPA) auquel ne participaient que les membres de sa galaxie. Le principal objectif de ce dialogue ayant duré une semaine, était la récupération de ce qu’il considère toujours comme une «victoire volée». Il demandait alors à ses militants de se tenir prêts à «récupérer le pouvoir par tous les moyens», soulignant la nécessité de poursuivre le combat jusqu’à son établissement comme président de la République. Dans ce cadre, il était prôné le refus de tout dialogue avec Ali Bongo et la dénonciation de la situation catastrophique dans laquelle se trouve le Gabon.

Ali Bongo pour sa part avait, fin mars 2017, organisé un dialogue qui réunissait une bonne partie de la classe politique ainsi que la société civile. Terminé en mai 2017, ce dialogue qui prônait le vivre-ensemble avait entériné une série de réformes dont certaines sont entrées en vigueur. Cependant, à l’issue de ces deux grand-messes, certains acteurs politiques ont estimé qu’il s’agissait, dans l’un et l’autre cas, de «monologues» n’ayant pas suffi à sortir le Gabon de sa crise qui, semble-t-il, s’est approfondie avec la détérioration de la santé d’Ali Bongo. C’est du moins ce que pense Louis Gaston Mayila, mais aussi ce que révèle la tentative de coup d’Etat de Kelly Ondo Obiang qui dans son discours, est revenu sur la présidentielle de 2016 et l’Etat de santé d’Ali Bongo.

Pour faire à nouveau du Gabon un «havre de paix», l’UE dont la résolution à l’issue de la présidentielle avait fortifié les considérations de Jean Ping, souhaite la réconciliation nationale du pays par un dialogue ouvert et inclusif. Un dialogue appelé de tous ses vœux par Alexandre Barro Chambrier qui y voit un moyen de «dégager les voies consensuelles en faveur de la paix» et une réconciliation nationale appelée, depuis un peu plus d’un an, par Louis Gaston Mayila et plusieurs acteurs politiques qui estiment que la crise du Gabon est «profonde et multiforme». Finalement, le gouvernement avait répondu par un niet à un appel à un 3e dialogue souhaité entre autres, depuis 2017, par Casimir Oyé Mba ainsi que Guy Nzouba Ndama. «Il n’y aura pas de 3e dialogue», avait pour ainsi dire tranché le gouvernement par la voix de son porte-parole, Alain-Claude Bilie By Nze. Alors que les événements ont pris une autre tournure et que l’UE préconise un nouveau dialogue, d’aucuns attendent la position du gouvernement sur cette question.

 
 

9 Commentaires

  1. Michel BOUKA RABENKOGO dit :

    Faut-il que le colonisateur continu de nous coloniser ?
    Lu pour vous :
    “LA DYNAMIQUE BWETE”
    * “QUARANTE DEUXIÈME JOUR DE L’ÈRE CALENDAIRE LÉON MBA MINKO : GABON D’ABORD” *
    # LA RESTITUTION #
    « J’AI POUR HABITUDE DE DIRE GABONAIS NOUS SOMMES, GABONAIS NOUS RESTERONS, PENSONS A NOTRE PAYS, PENSONS A NOTRE JEUNESSE, NOUS CROYONS EN DIEU, MAIS DIEU NE NOUS A PAS DONNE LE DROIT DE FAIRE DU GABON, CE QUE NOUS SOMMES ENTRAIN DE FAIRE. IL NOUS OBSERVE. IL DIT AMUSEZ-VOUS, MAIS LE JOUR OU IL VOUDRA AUSSI NOUS SANCTIONNER, IL LE FERA. QUE DIEU PROTÈGE LE GABON ».
    Pour n’avoir pas écouté et compris en corps, en âme et en esprit, le message subliminal de leur chef Albert Bernard BONGO, le devenu ” valet grand maitre franc-maçon ” par chantage en 1974 grâce au boom pétrolier, Omar Bongo : ILS SONT TOUS KO DEBOUT.
    Ils sont tous impuissants et sans réactions intelligentes aux caprices depuis 2009, de l’immature sans aucune éducation de base Ali bongo, qu’ils ont eux-mêmes élevé par cupidité maladive, au grade le plus haut de leur fraternité (Bwiti). ILS SONT TOUS PERDUS.
    « PEUPLE GABONAIS, LE QUOTIDIEN CE SERA ENCORE BEAUCOUP PLUS DIFFICILE ET PÉNIBLE DANS LES JOURS QUI VIENNENT. »
    Les MIKUKU (Esprits Saints) Propriétaires et Protecteurs d’IBOGA (Gabon) sont fâchés : ILS ONT TOUT FERMÉ.
    Tant que celui-là, l’Ali Bongo, qui n’a aucune éducation, aucune histoire et qui ne fait pas du neuf avec du vieux. Tant que celui-là et son groupe de mafieux persisteront dans leur position. Celui-là qui n’a jamais reçu la sagesse de notre divine éducation, qui indique dans nos us et coutumes que : « L’expérience d’un vieux est une richesse pour l’enfant intelligent », demain sera encore pire qu’aujourd’hui. ET AINSI DE SUITE.
    LA PRIÈRE, LE REPENTIR ET L’ORGANISATION DE LA GRANDE PALABRE GABONAIS SONT LES SEULS ISSUES ACCORDÉS PAR LES MIKUKU. LES MIKUKU FONT OBLIGATION DE TRANSMETTRE LE POUVOIR DANS LA PAIX, LA DIGNITÉ ET LE RESPECT A CELUI QU’ILS ONT CHOISI DANS LEUR CERCLE DE FRANC-MAÇONS, POUR NETTOYER TOUTE LA SOUILLURE SUR LA TERRE SACRÉE DE L’INTELLIGENCE DIVINE EXCEPTIONNELLE IBOGA, C’EST A DIRE : JEAN PING. BWETE. En réaction à : https://www.gabonreview.com/blog/gabon-lunion-europeenne-appelle-a-la-reconciliation-nationale/
    *IBOGA EST DÉSORMAIS AUX COMMANDES*
    # LA RESTITUTION #
    “GABON D’ABORD”

  2. Fayo dit :

    Depuis quand une dictature mafieuse a pu céder le pouvoir pacifiquement.L’UA, La France, l’ONU se moquent de nous. Que la France ne célèbre plus le 14 juillet et les droits de l’homme car la révolution était extra-institutionnelle. Que la France change son hymne nationale qui exalte les armes et le sang des martyrs. Arrêtez votre hypocrisies, vous savez bien que toute discussion avec la mafia qui dirige ce pays continuera à nous faire tourner en rond parcequ’il aboutira au maintient du même régime qui crée ce désespoir qui produit la violence. Vous savez qu’au point radicalisation où est arrivé le pouvoir Bongo, il n’y aura pas d’alternance institutionnelle.

  3. SERGE MAKAYA dit :

    QU’ELLE AILLE SE FAIRE FOUTRE, L’UE… Pitié ! Elle se fout d’elle même…

  4. SERGE MAKAYA dit :

    BOA EST MORT DEPUIS OCTOBRE…
    VIVE JEAN PING, PRÉSIDENT ÉLU …

    C’EST DIEU QUI VEUT LA VÉRITÉ DES URNES… SVP…

    SERGE MAKAYA

  5. diogene dit :

    D’un côté les incantations de l’autre des financements internationaux.
    Lequel des deux prolonge l’agonie du pouvoir au Bongoland ?

    L’acharnement à maintenir le clan Bongo au pouvoir a des conséquences.
    Dans l’actualité avec ce coup d’état du 7 janvier, dans les matitis tous les jours depuis plus d’un demi siècle.
    Pour les étrangers et les gabonais qui y vivent le Bongoland n’est pas une sinécure, à l’exception d’un tout petit groupe qui compte bien garder ses privilèges.

  6. Fille dit :

    L’UE n’est plus crédible au Gabon en particulier et en Afrique en général. Si elle avait appelé au respect des résultats de l’élection présidentielle, nous n’en serons pas là.

  7. Ngouss Mabanga dit :

    l’union euro..moufff!

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