En hommage à Édith Lucie Bongo, la Fondation Horizons nouveaux a accueilli, le 16 mars, une kermesse dénommée “Le merveilleux village d’Édith Lucie”. L’idée, a indiqué Yacine Bongo Ondimba, était de permettre aux enfants d’horizons divers de s’amuser ensemble malgré leurs différences.

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Yacine Bongo Ondimba. © Gabonreview

Le merveilleux village d’Édith Lucie“. C’est le nom de la kermesse organisée le 16 mars à la Fondation horizons nouveaux, pour commémorer les 10 ans de la disparition d’Édith Lucie Bongo. Une kermesse comme l’a souligné Yacine Bongo Ondimba, fille de la disparue, basée sur le jeu pour permettre aux enfants de s’évader. Une journée récréative marquée par des animations, prestations d’artistes, «des séances d’information pour apprendre comment les autres vivent avec leurs différences», au grand bonheur de ceux qui ont effectué le déplacement.

En effet, certains enfants sont souvent privés de kermesse ou autres jeux récréatifs à cause de leurs handicaps. Difficile donc de s’intégrer à des groupes ou de s’amuser avec les enfants dits normaux, à cause des différences qui s’imposent à eux et qui ne facilitent pas toujours les relations. «Je suis venue avec mes parents et ma petite sœur qui est handicapée. Mes parents ont voulu qu’on vienne s’amuser avec les autres, car, pour elle, ce n’est pas toujours facile. Elle n’a pas d’amis. C’est vrai que je suis toujours là, mais elle a besoin aussi de voir autre chose. Je crois qu’elle s’est bien amusée et on était tous heureux», a témoigné Joanne, une guillerette adolescente dont la petite sœur souffre d’un handicap.

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Yacine Bongo a d’ailleurs avoué qu’elle et ses équipes ont choisi la kermesse, parce que c’est un moment où les enfants partagent des moments de jeu et même des émotions. «Ils font abstraction généralement de ce que nous appelons différence. Et d’ailleurs, les adultes finissent par oublier ces différences. Je pense que c’est un bon moyen de faire en sorte que les enfants qui vivent avec un handicap et les enfants dits normaux puissent partager un moment ensemble», a-t-elle déclaré. «En réalité, il n’y a pas de raison que les choses se fassent avec discrimination», a-t-elle poursuivi, soulignant que les jeux étaient accessibles à tous les enfants.

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Cette kermesse, qui a tenu compte des disparités entre les enfants, était une belle manière de rendre hommage Édith Lucie Bongo qui avait fait de la non-prise en charge des personnes handicapées, son combat. D’où la création d’Horizons nouveaux, «malheureusement fermé» depuis quelques années. Le 16 mars, il s’est transformé en un “merveilleux village d’Édith Lucie”. Dix ans après sa disparition, Yacine Bongo dit garder d’elle «le courage». «C’est quelqu’un qui se décourageait très difficilement et qui prenait le temps de bien faire les choses. Je garde d’elle la compassion, la force de travailler. Je pense qu’on a beaucoup à faire avec ces valeurs qu’elle a su véhiculer», s’est-elle consolée. Cette kermesse, a-t-elle précisé, s’inscrit dans le cadre des dix jours commémoratifs organisés avec toutes les grandes structures créées par l’épouse d’Omar Bongo. À Horizons nouveaux, la commémoration se poursuivra avec des séminaires sur le handicap.

 
 

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