Libreville abrite depuis le 3 avril, les travaux de la réunion de coordination et de programmation des directeurs des services vétérinaires et des directeurs de laboratoire des pays du Bassin du Congo, bénéficiaires du projet «Identify». Santé animale FAO Gabon

Initiée par le Fonds des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), cette rencontre vise à accroitre les capacités des laboratoires vétérinaires et de santé publique de la région du bassin du Congo en Afrique, avec en filigrane, l’améliorer de la qualité de l’alimentation en Afrique subsaharienne.

A l’ouverture des travaux, le docteur Aubierge Moussavou, directeur général de l’Élevage du Gabon, s’est réjoui du choix porté sur le Gabon pour abriter cette importante réunion. Elle a ainsi remercié la FAO et les coordonnateurs du projet, tout en se félicitant «des actions déjà mises en œuvre par le projet et des espoirs qu’il suscite auprès des pays dans le cadre du renforcement des capacités des services de santé animale dans la région du Bassin du Congo».

Le Coordonnateur du Bureau sous régional de la FAO pour l’Afrique Centrale, Lamourdia Thiombiano a, pour sa part, relevé le rôle joué par les services vétérinaires dans la santé animale, la sécurité alimentaire, soulignant que, «selon l’OIE (Organisation mondiale de la santé animale), 60% des maladies humaines infectieuses connues sont d’origine animale, de même que 75% des maladies humaines émergentes». Les recommandations de cet atelier, qui s’achève ce 5 avril, sont vivement attendues.

Le projet Identify, mis en œuvre conjointement par la FAO, l’OIE et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) sur la base d’une convention tripartite et d’une synergie d’actions, vise à appuyer le développement de réseaux de laboratoires et à renforcer les capacités de diagnostic dans les «points géographiques chauds» pour les nouvelles maladies émergentes. Les «points chauds» identifiés actuellement sont le Bassin du Congo, l’Asie du Sud-est, le Bassin de l’Amazonie et la Plaine du Gange.

Les objectifs spécifiques de ce projet pour les cinq années d’exécution sont d’évaluer l’infrastructure existante des laboratoires de santé animale et de santé humaine et les programmes de surveillance en cours au niveau de ces laboratoires, afin de déterminer les besoins de la région/du pays ; mettre en œuvre un programme conjoint pour les agents pathogènes émergents au niveau des laboratoires de santé animale et de santé humaine, comprenant les maladies et syndromes prioritaires, les capacités des laboratoires, les réseaux et les systèmes de gestion des données ; développer une capacité en matière de sensibilisation des instances gouvernementales pour que le financement publique soutienne la surveillance conjointe et efficace au niveau des laboratoires de santé animale et humaine.

 
 

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