Les années Omar Bongo sont, aujourd’hui, curieusement apostasiées par le Parti démocratique gabonais dont il est pourtant le fondateur et dont le système a permis la permanence de cette formation politique au pouvoir. Phénoménologie expéditive de cette drôle d’attitude politique et historique. 

Père et fils, défunt et nouveau présidents - © D.R. La mémoire et l’œuvre d’Omar Bongo Ondimba ne méritent-ils que d’être trahis ? Le parti réagira peut-être par un communiqué pour contester ces lignes. On constate pourtant, où qu’ils se trouvent, que Faustin Boukoubi dont on connaît pourtant le pragmatisme, Emmanuel Nzé Békalé, pourtant connu pour sa pondération et son honnêteté, Ernest Ndassikoula, Léonard Andjembé, Guy Nzouba Ndama, Rigobert Ikambouayat, refusent de revendiquer l’héritage du président fondateur de leur parti, Omar Bongo. En dehors de la messe (anniversaire de sa mort) qu’ils organisent en son hommage le 8 juin de chaque année depuis trois ans, les responsables de ce parti ne veulent même pas faire un inventaire des «années Omar-Bongo», comme s’ils en éprouvaient une certaine gêne.

Le Parti démocratique gabonais (PDG) donne donc le sentiment qu’il perd sa mémoire. Il oublie en particulier que c’est qui détient le pouvoir depuis décembre 1967 (même si Omar Bongo n’a créé le parti qu’en mars 1968, soit trois mois après son accession à la magistrature suprême). Il oublie qu’avant Ali Bongo, le président actuel, il y a eu Omar Bongo qui comptait dans ses rangs. Il oublie que certains de ses militants, dans les fonctions qu’ils ont occupées avant octobre 2009, ont laissé des marques indélébiles dans la marche du pays vers le développement.

Les premiers signaux de cette insidieuse amnésie étaient perceptibles dès octobre 2009 lors de la composition du premier gouvernement d’Ali Bongo. Même s’il était bon que d’autres acteurs émergent, seuls huit ministres ayant servi sous Omar Bongo avaient été conservés dans la nouvelle équipe : Paul Biyoghé Mba, Paul Toungui, Angélique Ngoma, René Ndemezo’Obiang, Emile Ndoumba, Flavien Nzengui Nzoundou, Jean-François Ndongou et Blaise Louembé. Seuls les deux derniers cités demeurent d’ailleurs au gouvernement aujourd’hui. Autre signal : en janvier 2010, le président Ali Bongo lui-même, répondant à une question de la presse internationale, avait déclaré : «Je ne réponds pas de ce qui s’est passé avant 2009». Il était question des biens mal acquis.

Dans la foulée, d’autres responsables de la majorité se sont engouffrés dans la brèche, et ne parlent plus des années Omar Bongo que comme des années «où on ne parlait que de politique, et pendant lesquelles on ne faisait rien». Même des personnalités tels que Emmanuel Nzé Békalé (ministre d’Omar Bongo pendant six ans) et Rigobert Ikambouayat (ministre délégué pendant dix mois sous Omar Bongo), dernièrement écoutés dans une émission-débat sur la RTG1, affirment que les années Omar Bongo, «c’était la politique, c’est 1990 conférence nationale, 1994 accords de Paris, 2006 accords d’Arambo». Cette rhétorique à la limite de l’apostasie ne vise qu’à justifier le rejet de l’idée d’un dialogue politique. Le PDG, parti politique, ne veut plus parler politique ! Les responsables actuels de cette formation politique paraissent agacés quand on leur parle des quarante-deux années qui ont précédé la période actuelle. Ils ne parlent du PDG que pour évoquer les «(trois) années Ali» en les magnifiant parfois exagérément de leur langage codifié !

Quels que soient les secteurs qu’ils abordent, c’est toujours pour dire que «tout va mieux depuis 2009». L’Éducation nationale ? «Tout va mieux depuis que Moundounga est là». Un universitaire membre du PDG, invité sur un plateau de télévision le 18 octobre dernier, a soutenu, pince-sans-rire, que ce n’est qu’avec l’arrivée de Moundounga aux commandes de ce ministère qu’on sait désormais ce qu’est une école, un collège et un lycée, oubliant que d’autres personnalités PDGistes avaient dirigé ce département ministériel, notamment le Pr. Daniel Ona Ondo, Michel Menga ou Guy Nzouba Ndama. La Santé ? «Tout va bien mieux aujourd’hui». La Justice ? «Tout va dans le bon sens depuis 2009». La route ? «Tout va bien depuis 2009, il n’y a qu’à regarder la route du sud en partant de Fougamou à Tchibanga, et même jusqu’à Mayumba», oubliant que sous Omar Bongo, Flavien Nzengui Nzoundou, ministre PDG de l’Équipement et des infrastructures, avait entamé ces travaux. La Défense ? Dans ce secteur, les réactions des responsables du PDG sont nuancées. Et on comprend pourquoi. «Rien à direAli Bongo y a fait du bon travail». Mais Angélique Ngoma ? Et même Ruffin Pacôme Ondzounga ? Les responsables du PDG n’ont pas d’avis sur ce département ministériel aujourd’hui, parce que le chef de l’État actuel l’a occupé jusqu’en 2009.

Même si cet «état d’amnésie» suscite – heureusement d’ailleurs – des frictions au sein même du parti, notamment chez les anciens ministres d’Omar Bongo, l’image que le PDG renvoie aux Gabonais sur la période 1967-2009 est négative, fortement négative. Cette prise de distance vis-à-vis du «Rénovateur en chef» n’est pas perçue de manière positive.  Ce n’est pas parce qu’Ali Bongo a inauguré une nouvelle pratique du pouvoir que tout ce qui avait été fait auparavant doit être voué aux gémonies. Le «laissez-nous avancer» doit-il faire oublier «les actes pour le Gabon» posés par l’ancien chef de l’État ? «L’avenir en confiance» doit-il faire oublier qu’il y a eu un passé basé sur «le pacte national pour la solidarité et le développement» ?  Les années «Émergence» vont-elles effacer les années «Rénovation» ? Une telle attitude prive le PDG d’une vraie crédibilité dans l’opinion. Quand on interroge les Gabonais aujourd’hui sur l’action d’Omar Bongo, nombreux le présentent comme «l’initiateur de la modernité du Gabon». Beaucoup de ceux qui lui reprochaient une certaine tendance à l’impunité et à l’inaction disent le lui avoir pardonné depuis qu’en janvier 2009, il avait déclaré : «Dieu ne nous a pas donné le Gabon pour faire ce que nous sommes en train d’en faire», une phrase qui a d’ailleurs été ravivée en premier par le groupe de Rap phare de la jeunesse gabonaise, Movaizhaleine. Le PDG gagnerait sans doute à sauvegarder la mémoire et l’œuvre de son fondateur.

 
 

38 Commentaires

  1. demain un jour nouveau dit :

    Vous avez oublie de mentionner les propos du chef de cabinet du PR sur le plateau de GABON tv apostrophant Me Mayila en lui rappelant que durant 20 ans il (Me Mayila et ses comperes ayant bascule dans l’opposition) n’avait rien fait, rien entrepris de durable dans le domaine econmomique mais juste fait de la politique politicienne…

  2. Nelson Mandji dit :

    Quand on examine les différentes lois des finances avant la mort d’Omar Bongo, on réalise que la Défense est l’un des ministères les mieux dotés et l’hôpital militaire l’investissement le plus cher et l’un des plus gros postes d’endettement du Gabon sur la fin d’Omar. Autrement dit, Ali n’est qu’un détourneur de deniers publics comme tous ceux qu’on dénonce aujourd’hui et qui sont passés dans l’opposition. C’est pas discutable.  Il doit d’ailleurs sa position actuelle au fait d’être fils de…

    Cette ingratitude est due au passage en face de son complice Mba Obame qu’il faut diaboliser parce que Ali a besoin de lui pour ses petits papiers, pour faire le boulot à sa place. Un regret irréparable.

     Les autres pédégistes, encore aux bons postes, ne sont que des lèche-bottes prêts à tout renier, même leur vie, pour préserver leurs maroquins. Mais on ne crache pas sur sur celui à qui on doit tout. C’est pourquoi l’émergence est une catastrophe. On ne peut pas détruire ses fondations sans conséquences néfastes. Ça n’ira pas loin.

    Au fait, pourquoi Ali Bongo est l’un des rares  chef d’Etat qui ne dort pas dans le palais présidentiel?  Omar est fâché et Ali ne dormira pas bien longtemps, puisque c’est un dormeur, sur son fauteuil de renégat. Il a terminé le mandat du père. Il va sauter. C’est spirituel, vampireux, sorcier et maçonnique. On ne détruit pas un socle en pensant préserver le monument. Le sablier s’égrenne et c’est bientôt fini. Qui parie?

  3. Infos juste dit :

    Pourquoi ne cite t-on pas Andre Mba Obame qui a également occupé la fonction de Ministre de l’éducation nationale? Pour la route, si Flavien Nzengui Nzoundou avait entamé ces travaux pourquoi n’a t-on rien vue? Pourquoi, c’est à l’arrivée de Magloire Ngambia que cela est devenu visible? Il faut également mentionné que Zacharie Myboto a fait 13 ans dans ce département sur les 42, soit le plus long règne jamais égalé au TP!
    Le PDG ne nie pas son passé, ni la mémoire de son Président fondateur. Il l’assume pleinement.Ce qu’il faut retenir, c’est que le temps des compromissions et du “tout politique” est révolu. Aujourd’hui, la machine est résolument lancée vers le développement économique et social du Gabon, car le constat général est là, c’est qu’on a pris beaucoup de retard et qu’il est plus que temps d’avancer à un rythme soutenu. Bien sûr il sera difficile de le rattraper, mais il faut au moins en réduire le fossé. D’où le slogan riche en symbole “laissez nous avancer”!

    • Nelson Mandji dit :

      Hors-sujet. On parle de ceux qui sont qui sont au pouvoir aujourd’hui et qui pensent que le Gabon a commencé en 2009, pas de ceux qui sont ouvertement et franchement quitté le PDG. Sinon, il faudra faire le bilan de chaque ministre resté en poste et celui d’Ali n’a pas été fait. 

      Vous nous fatiguez avec vos “ils étaient là avant”, vous oubliez que Myboto a démissionné et a demandé du vivant d’Omar un débat télévisé sur les routes. Tout le monde a fuit parce que l’argent allait plutôt au ministère de la Defense et les budgets annoncés pour les routes jamais débloqués. Les routes cités comme réalisations de l’émergence ont obtenu des emprunts de banques étrangères du vivant d’Omar, on ne peut que les faire. 

      Et puis y a que vous qui voyez que ça avance. Qu’a fait Ali en 3 ans, initié par lui? Depuis un moment, on vous demande de lister vos réalisations, vous listez le virtuel et les annonces.   Du vent et des voyages. Un parti politique ne peut pas refuser de parler de politique. Vous reniez Omar qui vous a placé au pouvoir c’est ingrat.

      • Infos juste dit :

        En fait c’est vous qui êtes hors sujet! Pensez vous que l’on peut parler de ceux qui sont restés au PDG et sont au pouvoir, sans s’en référer également à ceux qui ont quitté le PDG en 2009 pour la grande majorité, et quelques années avant pour d’autres? Je ne crois pas!. En fait vous faite l’inverse des choses parce que s’il y a des gens qui ont réellement renié “l’héritage du PDG” de fort belle manière, c’est bien ceux qui sont parti! En effet, la majorité d’entre eux doivent leur position à feu OBO. ET subitement, ils se sont pour la majorité illustrés dans la trahison en quittant le navire qui les a nourri au lait maternelle pendant des décennies, crachant ainsi dans la soupe et sur tout les avantages indus auxquels ils ont bénéficié tout ce temps, et dont ils profitent encore aujourd’hui!.De plus, ils ont même le toupet lorsqu’ils décrient ce même système de l’appeler “système BONGO-PDG” comme s’ils n’en avaient jamais fait partie…c’est triste!! Aujourd’hui certains osent même faire le bilan d’Ali sur 42 ans comme si eux n’en était pas aussi comptable! Ils sont subitement devenus blancs comme neige parce qu’ils se réclament opposants et oublient le reste. Voici un bel exemple d’amnésie, et de reniement. Surtout pour celui qu’il y a quelque temps encore se faisait appeler fils, et se s’est mué en adversaire pour l’héritage de “son père”, l’autre qui a été super beau père n’en parlons pas…la liste est longue.

        C’est pour vous dire que contrairement à tous ces “rats” qui ont sautés du navire, ceux qui sont restés assument pleinement cet héritage, le défende et cherche désormais à le consolider et à l’améliorer. S’ils n’en parle pas beaucoup, c’est pour la simple et bonne raison qu’ils constatent que durant toutes ces années, ils auraient pu faire mieux. Mais avec les pesanteurs des politiques politiciennes qui nourrissaient la cours du roi et ses ouailles (époque dont certains sont nostalgique aujourd’hui), a sérieusement gangrené l’appareil étatique et occasionné un retard énorme dans le développement économique et social dont tous le monde a fait le constat. C’est pourquoi certains essaient de s’appuyer là dessus pour essayer de fragiliser le pouvoir. Ce qu’il faut retenir, c’est que le PDG a changé de paradigme et est désormais résolument tourné vers le développement du Gabon.
        Quant à savoir pourquoi Ali ne dort pas au palais, c’est normal. Le PR du Sénégal Macky Sall ne dort toujours pas au palais 6 mois après son élection, son père décédé est-il également fâché contre lui? Non, je ne crois pas. Ils ont une nouvelle vision qui consiste à dissocier le bureau de la maison. Une question: dormez vous au bureau ou à la maison?…je crois que vous m’avez compris. Donc arrêtez de vous faire des illusions inutiles. Le PR n’est qu’à son premier mandat, l’objectif c’est l’émergence à l’horizon 2025 et les gabonais sont prêts à se battre pour cela.
        Quant au fait que vous pensez que rien n’avance, je crois que vous confondez absence de visibilité des réalisation à mauvaise foi, à bon entendeur…salut!

        Cordialement.

        • Nelson Mandji dit :

          Ce propos est toujours autant hors-sujet, sa longueur ne change rien. Partir franchement c’est renoncer à des idéaux avec lesquels on n’est plus d’accord. Ce qu’on ne saurait reprocher à quelqu’un, sauf au PDG. Mais rester et renier son Dieu fondateur est autrement plus grave que partir par soi-même. Il n’y a pas de débat à entretenir sur cette évidence. Au PDG, Karl Marx, étudiant de Hegel qui en a pris le contrepied philosophique, serait taxé de traitre, d’assassin et tout le tralala. Pfff !

          • Infos juste dit :

            En fait, vous devez revisiter la définition du hors sujet!. Ensuite, quitter un parti seulement après le décès de son fondateur pour ensuite faire croire qu’on est plus d’accord avec les idéaux de ce même parti, je trouve cela mesquin. A croire, qu’ils n’étaient dans le parti que par la simple présence de son fondateur, qui était en fait, une condition sine qua non pour y rester. Karl Max n’a jamais renié l’héritage d’Hegel.Au contraire, il s’est appuyer dessus pour bâtir sa vison et sa doctrine. C’est tout le contraire des ex pédegistes devenus ex unionistes!. Pour ce qui est du reste, je constate votre manque d’honnêteté intellectuel, et le fait que votre mauvaise foi prenne le dessus sur le reste…c’est vraiment dommage. Pauvre Gabon!

        • La Fille de la Veuve dit :

          Ce qui me surprend vraiment c’est que vous admettiez que quatre personnes, en l’occurrence Andre Mba Obame, Jean Eyeghe Ndong, Casimir Oye Mba et Paulette Missambo pese autant que tout le PDG actuel reuni. Et que des lors, on ne peut desormais jamais parler du PDG sous Omar Bongo sans parler autant de ces quatre personnes.

          Donc l’ensemble des Instances actuelles du PDG ne representent rien devant ces quatre personnes ?

          Sociologiquement et Politiquement nous le constatons en effet chaque jour. Maintenant qu’un pur Emergent viennent le confirmer justifie assez bien l’article de http://www.gabonreview.com.

        • laisse-parler-les-gens dit :

          Pas besoin de te lire en entier; parceque trop long pour un simple blabla et comme te le fait remarquer Nelson, t’es H.S. car si tu suivais bien le cour des idées,il y a longtemps que t’aurais remarqué qu’il ne parlait en aucun moment de ceux partis juste à la disparition du boss; comme tu le souligne toi-même au passage et sur ce, nous sommes bien d’accord avec toi mais plutot de ceux qui ont eu ce courage de dire du vivant du boss, de lui dire en face et peu importe le moment qu’on n’est pas du tout d’accord avec ta politique et de claquer une bonne fois la porte. Je veux bien croire que la politique au Gabon est une mise en scène mais même à hollywood,le plus farouche adversaire de l’acteur principal est avant tout (au début du film) un compère de celui-ci qui, (toujours vers la moitié du film) s’égare de l’idéologie et ils deviennent alors rivaux. l’un sur la voie de la justice combattant l’autre qui s’enterre dans l’injustice. Alors 13 ans au TP sur 42 ans (c’est même pas la moitié). Oser dire non en ce temps là,meriterait en 2009 une palme d’or car on prouve ainsi qu’on n’est pas un “LECHE BOTTE”

    • leveilleur dit :

      il faut être ignare pour s’imaginer qu’un tel investissement se réalise en trois ans.
      -annonce du projet
      -durée des études ?
      -appel des fonds?
      -appel d’offre?
      -exécution des travaux?
      Donnez a OMAR ce qui est à OMAR et ALI ce qui est à ALI.
      Nous avons encore des gabonais lucides qui savent identifier ce que font les uns et les autres.

      Pour les deux ministres qui restent, leur fin au gouvernement est proche car un prince ne gouverne jamais avec les sujets de la même génération, de peur de perdre son autorité. visitez la gouvernance des différents prince dans le temps.

  4. L'observateur dit :

    j’observe que lordque le chef de cabinet du PR dans une émission à Gabon télévision affirme à Maitre MAYILA que “durant toutes ces années vous n’avez rien fait” il renie très clairement le passé du PDG et de son Président fondateur. quelle ingratitude lorqu’on sait que c’est grace à ce même PDG qu’ils sont au pouvoir. Pourquoi ne pas créer votre propre partie au moins les choses auront le mérite d’être claire car scier la branche sur laquelle on est assis peut s’avérer dangereux.

  5. ozangué dit :

    Normal, le PDG a pour ligne politique “on soutien le président”. Si demain on un opposant prenait le pouvoir le PDG va le soutenir et Ali le sait c’est pourquoi il leur accorde si peu d’intérêt.

  6. ni lire ni écrire dit :

    Ah ça, ça vous plait ! La politique politicienne, les jeux de clans, le monopoly des maroquins, les intrigues de cours de récréation… Je sens qu’on va atteindre des records de commentaires.
    Attendez le prochain remaniement ministériel, vous pourrez encore plus vous amuser !

  7. Ayong dit :

    «Dieu ne leur a pas donné le Gabon pour faire ce qu’ils sont en train d’en faire»

  8. ozangué dit :

    On comprend mieux leur niveau intellectuel quand on affirme qu’on connaît désormais ce qu’ est une école avec moundougua, on se demande où est ce qu’ il ont appris

  9. dworaczek-bendome dit :

    La PDG, un outil d’assujettissement !

    Le PDG avait pour mission de réunir les gabonais pour bâtir ensemble le pays, à la fin, il est devenu un outil pour accéder à des postes importants, à s’accaparer de l’argent public, à être au-dessus du reste de la population. Une bande à part qui s’acharne à faire le malheur de la majorité des gabonais.

    Comment s’étonner que les ténors d’aujourd’hui, grands acteurs de hier et leurs acolytes divers, pour continuer à se servir sur le dos du peuple ne fassent plus référence systématiquement à Omar Bongo Ondimba et à son Bébé nommé PDG, il en va de leur survie à tous, ce sont des caméléons de la pire espèce.

    De plus, il faut être clair, le 2 décembre 2007, Omar Bongo Ondimba avait reconnu lui-même les désastres commissent en son nom et à celui de son parti “dit” de “masse” contre le peuple gabonais tout entier, du nord au sud, de l’est à l’ouest et au centre, que ce soient, ceux qui restent ou Ceux qui sont partis, c’est bonnet blanc, blanc bonnet. Pour finir, ce n’est pas l’outil qui a commis des fautes mais les hommes et des femmes que nous connaissons tous et pouvons identifier sans l’ombre d’un doute

  10. La Fille de la Veuve dit :

    En fait, si l’on regarde de plus près, tout s’est joue lors de la campagne électorale de 2009. Andre Mba Obame a quitté le PDG en emportant avec lui l’héritage d’Omar Bongo Ondimba. Et le PDG qui avait du mal à assumer cet héritage s’est laissé prendre au piège. Je m’explique.

    La sélection de la candidature d’Ali Bongo Ondimba a fait peser sur ce dernier et sur le PDG le soupçon d’une dévolution monarchique inacceptable. Et pour se détacher de cela, Ali Bongo et le PDG ont tout fait pour s’éloigner d’OBO pour ne pas apparaitre comme ses héritiers.

    Dans le même temps, AMO, qui avait compris avant tout le monde que le peuple gabonais avait en parti pardonne a Omar Bongo à la suite de son discours du 1er décembre 2007 et de son propos lors de la présentation des vœux le 06 janvier 2009. C’est ainsi que se présentant en héritier d’Omar Bongo, il a pris sur lui de demander pardon au peuple Gabonais et de s’engager à réparer ce qui devait l’être.

    Pour toute réponse, le PDG a voulu rendre AMO responsable de tous les mots du pays, et avec lui tous ceux qui avaient quitté le parti.

    Et voilà comment le PDG se retrouve désormais prive de l’héritage positif d’Omar Bongo et s’évertue à vouloir attribuer tout le passif aux fondateurs de l’Union Nationale qui ont eu eux l’intelligence du devoir d’inventaire, sans jamais se renier ou renier leur passé.

    • ni lire ni écrire dit :

      Tout à fait. Nous sommes dans une siutation que les militaires appellent “le front renversé”. Ce pourrait être très amusant si les plus débiles des émergents et les plus corrompus des unionistes ne s’entendaient pas entre eux pour organiser cette cacophonie politicaillone qui masque les problèmes de fond dont on ne parle presque jamais, sauf sur ce site : la corruption, le manque de cadres formés aux réels besoins des entreprises, la prééminence de la carrière publique sur toute autre forme d’élévation sociale et surtout l’impunité absolue des élites. Même un putshiste sort au bout de quelques mois de trous !
      Même un type qui s’est autoproclamé Président, peut se balader dans les rues sans être inquiété pour son crime de haute trahison !
      Un patron d’ONG peut signer une déclaration politique sans se faire virer par son ONG, ni même réprimander par l’ONG internationale dont il se réclame !
      Un ministre peut ignorer les ordres du président et rester en place !
      Un DG peut arriver au bureau à 11h, en partir à 12h30 et se taper totues ses secretaires pendant que ses dossiers croupissent !
      Un flic peut arrêter un passant sous pretexte qu’il l’a vu telephoner et se faire remettre 5000 francs et tout le monde trouve ça normal !
      Pendant ce temps là, un pauvre voleur de télévision (pour en faire quoi, je vous le demande !) meurt en tôle de mauvais traitements…
      Tant que CE problème ne sera pas résolu, tant que tout le monde pesnera qu’il peut faire à sa guise sans risque, du moment qu’il est du sérail, tout ce qu’on pourra dire ne sera que du bla bla.

  11. demain un jour nouveau dit :

    @infojuste: vous reecrivez mal l’histoire: Omar Bongo meurt, une election anticipee se prepare, la selection au sein du PDG s’opere pour presenter le meilleur candidat, le mode de d’election interne au parti dit primaire n’est pas retenu (on imagine pourquoi), le mode consensuel est retenu, malgre cela le Fils n’est pas retenu. Et c’est Casimir Oye Mba qui est choisi après son oral par ses pairs, le Fils n’accepte pas le verdict (déjà) et s’en suit une mise a l’ecart de certains cadres et hierarques du parti et une cascade de demission.. Excusez moi mais je ne vois la aucun acte de trahison..si je ne suis plus en accord avec ma direction je suis libre de partir..

    • Infos juste dit :

      Bien sûr que vous êtes libre! Mais vous avez l’obligation morale de respecter le bilan dont vous êtes également comptable, car en le dénonçant, vous dénoncez en réalité vos propres faiblesses, dans la mesure où vous aviez l’opportunité de mieux faire, mais vous ne l’avez pas fait, au contraire, d’où l’inutilité de la vocifération dont certains anciens du PDG font montre. Ils ne présentent en réalité que leurs propres erreurs, d’où la cécité dont ils sont frappés qui se manifeste par une amnésie déconcertante!

  12. demain un jour nouveau dit :

    Concernant le fait de dormir et de travailler au même endroit pour un President de la republique vos comparaison infojuste ne sont pas raison! Je vous rappele si vous etiez hors du Gabon a ce moment mais qu’après l’investiture de notre cher President actuel, sa femme a entrepris d’enorme travaux de rehabilitation et de reamenagement du palais du bord de mer a hauteur comme d’habitude au Gabon de beaucoup de milliards..pourtant la defunte Edith venait déjà d’y engager d’enormes et couteux travaux, jusqu aujourd hui inacheves, bref, Le couple presidentiel s’y est ensuite installe mais….surprise ils ont prefere quitte sans raison enonce ce magnifique palais pour la residence secondaire de Papa Omar a la sabliere. Ca c’est l’histoire. Maintenant ne nous egarons pas pourquoi des hauts responsables : roi, reine, president, premier ministre vivent et travaillent au même endroit? Afin de mieux assurer leur securite, afin d’eviter les desagrements d’ordre securitaire et protocolaire au cours de leur deplacement entre le bureau et le domicile et la gene (embouteillage, arret de la circulation) que cela pourrait engendrer.. Voila

    • Infos juste dit :

      Je suis d’accord avec vous. Mais sachez que les deux PR que j’ai cité (Macky Sall et Ali BONGO) veulent dissocier leur vie privée en temps que personne normal, à celle de PR, chef de l’Etat, chef suprême des armées. Par ailleurs, le fait de ne pas habité au palais ne veut pas dire qu’ils travaillent moins, au contraire ils peuvent y travailler jusque tard dans la nuit. Aussi toute personne a besoin de repos. Après une longue journée de travail (puisqu’ils déjeunent au palais) le soir,ils décident de rentrer chez eux. C’est plus par respect de l’Institution que par défiance. Quant à leur sécurité, je pense qu’ils ne prendraient pas cette décision tous les deux, s’ils n’étaient pas assurés d’être bien sécurisé. Ainsi cela permet de ne pas confondre les rôles. Lorsque le chef de l’Etat veut recevoir une personnalité de son parti dans un cadre non officiel, il peut le recevoir chez lui ou se rendre au siège ou ailleurs, mais pas au palais qui n’est pas réservé à son parti, mais au traitement des problèmes quotidien des Gabonais. Ainsi toute évènement ou situation qui ne concerne pas les activités Présidentielles doivent se dérouler hors du palais. C’est une manière de rendre à César ce qui est à César et à Dieu, ce qui est à Dieu!

  13. La Fille de la Veuve dit :

    Classement Doing Business du Gabon pour 2009 : 151e sur un total de 181 pays.

    Classement Doing Business du Gabon pour 2013 : 170e sur un total de 185 pays.

    Cette fois ce n’est ni Mba Obame, Ni l’union Nationale, Ni Echos du nord, Ni TV+, Ni mon quotidien en ligne prefere http://www.gabonreview.com qui le dit. Ce sont IFC et la Banque Mondiale qui le disent de concert, le Gabon regresse depuis 3 ans. Et pas qu’un peu !

    Alors vous pouvez toujours venir nous chanter l’Emergence ici comme a RTPDG, les faits sont tetus.

  14. Gabonais dit :

    Le PDG aurait-il aussi réussi à acheter Gabonreview comme ça été le cas avec Gaboneco. Cette article est nulle.

    • Luc Lemaire dit :

      Vous excellez dans vos arguments mon cher ! 🙂

      • Gabonais dit :

        Vu la situation du Gabon je ne vois pas comment en tout objectivité, on revendique ici une plus grande reconnaissance à Omar Bongo. Il le font déjà assez quand ils disent que c’est lui qui a construit la paix. “Beaucoup de ceux qui lui reprochaient une certaine tendance à l’impunité et à l’inaction disent le lui avoir pardonné depuis qu’en janvier 2009”. Beaucoup c’est qui? ça flaire la partialité et la manque d’objectivité.

  15. juste penseur dit :

    Nous avons deja 99problemes,vous, n’en devennez pas Les 100emes, aucun dirigeants de la Majorite et encore moin moin de leur opposition n’est reliable, et evitez de remplir l’ecran avec toutes vos theories soyez bref vous voulez…

  16. juste penseur dit :

    Vous attendez tous d’etre nommer par ces personnes que vous critiquez, sinon pourquoi ne pas songer deja a investir le peu d’argent aussi Petit qu’il soit telle Les etrangers gerant petit commerce au Gabon afin de Grandir le capital et past la suite Investir a developper le pays, nous n’observons rien des menages…

    • lisiane dit :

      En gros, si je vous lis bien, l’État est inutile et les braves gens n’ont qu’a se débrouiller tout seuls pour s’en sortir. OK, mais alors comment expliquer que TOUS les marchés sont donnés aux familles des dirigeants de cet État ? Et puis quel capital investir quand il ne reste que les bons chez le boutiquier pour se nourrir à partir du 20 du mois ? Mais je suis certaine que vous, Grand Émergeant, vous avez la réponse !

      Et puis que vaut le petit peuple face à ces beaux et forts intellectuels qui nous gouvernent ? Ces mêmes beaux et forts intellectuels qui se sont enrichi en pillant les biens de l’État. C’est vrai ! Pour ça ils sont plus fort que nous.

      Au fait, on vous paie au moins pour débiter autant d’absurdité ?

  17. mba ndong anathole dit :

    Brovo Gabonreview! C’est un site qui donne l’information, analyse les faits. Vraiment je me sens vivre dans un pays où la démocratie est à arracher. Ce site adopte le même ton que le journal La LOUPE que je lis souvent. M. Lemaire, vraiment accrochez-vous, vous êtes utile pour l’éclosion d’une démocratie au Gabon!Que Dieu protège le Gabon!

  18. NGUEMBI Florentin dit :

    Bonjour messieurs,
    je voudrai juste poser une question à tous les intervenants…pensez-vous qu’un sermpent bien que ayant changer de peau a ifondamentallement changé?si oui,continuez votre bavardage et si non,abstenez-vous de faire des commentaires sur la gestion calaiteuse de ce pays dont les responsables sont les gabonais eux-mme par leur incapacité à faire frond contre un système mort-vivant de 45 ans car opposition-majorité= la mme chose mais le peuple applaudi devant l’ignorance éloquant de ses dirigeants.Aucune révolution ne s’est faite sans la pleine implication des populations car quand on se lève comme un seul homme pour dire non à l’opresseur,le lyder n’est que la balle qui met fin à une action…Je sais que il est question de parler de l’amnésie des pedegistes mais je fait ressortir cette analyse pour vous montrer que la mauvaise foi étant leur chapelet rien ne devrait plus vous surprendre!

  19. ozangué dit :

    Je suis désolé, la résidence officielle du président de la république est le palais présidentiel, on ne peut pas dissocier le bureau de la résidence, on ne l’appele pas palais pour rien. Voici quelqu’un qui veut être Président de la République sans renoncer à sa vie de citoyen lambda. Cette fonction l’oblige à y renoncer il n’à pas le choix. Quand il s’agit d’acheter des bolides hors de prix, il ne fait pas la séparation entre son argent et celui du trésor public.

    • Infos juste dit :

      La Présidence de la République est une Institution de l’Etat au même titre que l’Assemblée Nationale, le Sénat, le CES, le CNC, la Cour des Comptes et la Cour Constitutionnelle. Par ailleurs, en terme de préséance, la Présidence de la République est la première d’entre toutes. Cependant, si on ne peut pas dissocier la résidence du bureau, cela voudrait dire que le président de l’Assemblée Nationale doit vivre au “Palais Léon Mba”, le Président du Sénat au “Palais OBO” etc…
      Toutefois, je comprend que vous aillez des problèmes à comprendre cela, car il s’agit d’une question d’éthique et de déontologie, qui sont des éléments qui manquent cruellement à certains compatriotes!!

  20. demain un jour nouveau dit :

    @infosjuste: vos infos ne sont pas si justes que cela et vous gagneriez a etre moins arrogant et suffisant; comparaison n’etant pas raison, je souhaiterai tout de même que vous me citiez le nombre de chef d’Etat ou de Monarque qui ne vivent pas dans leur palais presidentiel! Puis je vous rappel que le President de la Republique est au dessus des partis, donc il n’est ni du pdg, ni d’un autre parti durant toute la fonction, comme il n’est ni bateke, ni fang mais gabonais durant la duree de son mandat. Mais comme votre systeme emergent confond tout, continuez a vous rencontrer en catimini a la sabliere, le peuple vous regarde..

  21. Grav'diza dit :

    @Infos juste ! Tu as des exemples assez bizarres, un chef de l’etat doit vivre au palais , c’est sa maison de fonction c’est presqu’une obligation…Alors voilà que le bonhomme décide de rester à la sablière qui se trouve à pret de 10 km de du palais, donc tous les matins et tous les soirs c’est son cortège doit faire cette distance, cela entraîne encore plus d’embouteillages qu’il en a déjà..Deja qu’il ne construit pas les routes etc…mais il se permet de bloquer la circulation et empêche des honnêtes citoyens (qui “eux” travaillent vraiment pour le pays) de circuler…Il n’avait que prendre un helico c tout..

  22. okili jules dit :

    Moi je dis pas beaucoup de choses là, tout ce que je sais c’est qu’en 2016, même chez nous à Franceville, on ne va plus voter Ya Ali, il gouverne mal le pays. Le Gabon n’a pas été fabriqué seulement pour la clique des BONGO. Ok ?

  23. joe dit :

    tu as toute à fait raison.

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