Alors que le panier de la ménagère subit davantage le contrecoup des effets de la cherté de la vie, le gouvernement a entrepris, une nouvelle fois, de monter au créneau pour apporter des solutions. Le 8 juin dernier, un protocole d’accord sur la mise en œuvre du dispositif de lutte contre la vie chère concernant les produits importés a été signé. 58 d’entre eux sont exonérés d’impôts pour 6 mois.

 

Parmi les produits de grande consommation pris en charge par cette mesure gouvernementale figure la volaille. © D.R.

 

Le ministère de l’Économie, les opérateurs économiques réunis au sein des syndicats professionnels, les syndicats des commerçants, les associations de revendeurs et détaillants se sont récemment retrouvés au ministère de l’Économie. Au centre des discussions, la recherche des solutions pour lutter contre la hausse continue des cours mondiaux des denrées alimentaires. De ces échanges, le gouvernement a décidé de la suppression momentanément du paiement des droits de douane et de TVA sur 58 produits de grande consommation importés.

Le dispositif déployé par le gouvernement met, en effet, en place un système d’exonération des droits de douane et de la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) sur 22 positions tarifaires douanières, correspondantes à 58 produits de première nécessité consommés essentiellement «par les ménages disposant des revenus modestes». Il s’agit notamment de la volaille, des cotis, des produits laitiers et de certaines variétés de riz. Pour ces denrées, les prix seront bloqués pour une nouvelle période de six mois. Le choix de ces produits, assure le gouvernement, est le fruit des négociations entre toutes les parties.

Pour que ces mesures soient effectives, deux arrêtés ministériels ont été pris. «Le premier arrêté prévoit des exonérations fiscales sur 22 positions tarifaires (…), tandis que le second bloque les prix de 58 produits de première nécessité pour une nouvelle période de 6 mois, contre 98 produits précédemment», a précisé l’ex-ministre délégué, Hilaire Machima, précisant que ces choix ont été suffisamment discutés et adoptés dans le cadre consensuel.

En espérant que ces nouvelles mesures impactent efficacement le panier de la ménagère, le gouvernement a mis en garde les opérateurs économiques : ceux qui ne respecteront pas ces décisions prises de manière collégiale s’exposent à des sanctions financières, voire pénales.

 
 

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