Les agents du Programme de maitrise des dépenses des télécommunications, eau et énergie de l’Etat (PMDTE) ont exprimé leur colère, le 22 janvier à Libreville, en déclenchant une grève générale illimitée. Ils exigent la rétrocession du programme à la Direction générale du budget et des finances publiques (DGBFIP), dont la gestion est actuellement assurée par le secrétariat général du ministère du Budget.

Banderole de protestation du collectif des agents du PMDTE, le 22 janvier 2019 à Libreville. © D.R.

 

Excédés par leurs mauvaises conditions de travail, les agents du Programme de maitrise des dépenses des télécommunications, eau et énergie de l’Etat (PMDTE) sont rentrés en grève générale illimitée, le 22 janvier à Libreville. Les agents exigent la rétrocession de la gestion du programme à la Direction générale du budget et des finances publiques (DGBFIP).

Le PMDTE est actuellement géré par le secrétariat général du ministère du Budget, alors qu’il doit être piloté par la DGBFIP, conformément au décret d’organisation (janvier 2015) de cette direction. «Nous n’arrivons plus à travailler depuis pratiquement cinq mois, car la DGBFIP a gelé tous les budgets débloqués pour le fonctionnement du PMDTE», a expliqué un agent du programme ayant requis l’anonymat.

Selon le même agent, la DGBFIP a été formelle : «Elle ne débloquera plus de moyens tant qu’elle n’aura pas récupéré la gestion du PMDTE». Le PMDTE est né de la fusion en 2013 du Programme de maitrise des dépenses des télécommunications (PMDT) et du Programme des économies d’énergie et d’eau de l’Etat (P3E). Mis ensemble, les deux programmes visent à réduire les consommations en énergie, eau et télécom dans les bâtiments publics, limiter les dépassements budgétaires et redéployer des économies budgétaires engrangées vers d’autres projets de développement.

Estimées à 22 milliards par an, les dépenses en eau et électricité, notamment, ont sensiblement diminué grâce à l’abattement du PMDTE. «Le programme a été renouvelé en 2015 pour une durée de trois ans. Et là, il est encore en passe de l’être. Mais la DGBFIP ne veut plus injecter de moyens tant qu’elle ne se verra pas rétrocéder le programme», a insisté le collectif des agents du PMDTE.

Le collectif impute cette situation au secrétaire général du ministère du Budget. «Il y a beaucoup d’argent en jeu. C’est la raison pour laquelle le secrétariat général bloque la rétrocession du PMDTE à la DGBFIP», ont conclu les agents du programme, qui entendent poursuivre leur mouvement jusqu’à la satisfaction de leurs revendications.

 
 

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