Excédés par l’inaction de la direction générale face à leurs revendications, les employés de Dietsmann Gabon ont lancé une grève générale illimitée, le 19 mars à Port-Gentil. Un mouvement que les grévistes ont promis de corser si rien n’est fait dans les meilleurs délais.

Piquet de grève des employés de Dietsmann Gabon, le 20 mars 2019 à Port-Gentil. © Gabonreview

 

Partenaire privilégié de Total Gabon en opération et maintenance, Dietsmann Gabon est dans le creux de la vague. La société localisée à Port-Gentil est confrontée à une grève du personnel depuis le 19 mars, après un préavis déposé 24 heures plus tôt.

Parmi les points de revendication du personnel, figurent en bonne place le protocole de bonne séparation en cas de départ volontaire, le respect du repos compensateur ou encore la rémunération des heures supplémentaires.

«Nous pensons que le Gabon est un pays de loi», a affirmé le secrétaire des organes statutaires de base au syndicat des employés. «Si ces travailleurs ont décidé de revendiquer leur droit, c’est dans l’optique que les plus hautes autorités prennent ce problème à bras le corps et que le droit de grève soit respecté», a déclaré Yan Arnaud Mangangou.

Si le déclenchement du mouvement a donné lieu à un échange entre les délégués du personnel et l’Inspection du travail en charge du secteur pétrolier, rien n’est sorti de là. «Au cours des échanges, l’employeur est resté sur ses positions en donnant des non catégoriques sur tous les points de revendications du cahier des charges. Il a refusé de signer les procès-verbaux. Donc pour le moment c’est un bras de fer entre la direction et nous», a regretté Yan Arnaud Mangangou.

Comme c’est le cas en pareille circonstance, dans bien de sociétés à Port-Gentil, la direction générale a outrepassé le droit de grève. En effet, les badges des agents grévistes ont été désactivés et les nationaux retenus pour aller sur site, ont été remplacés par des expatriés.

«Il y’a des employés qui sont prêts à en découdre sur site. C’est anormal que pendant qu’ils sont en train de revendiquer les droits que leur confère la loi, d’autres employés d’une société quelconque viennent les remplacer. C’est inadmissible !», s’est indigné Yan Arnaud Mangangou.

La première autorité provinciale a été saisie afin que les dirigeants de Dietsmann Gabon respectent la législation gabonaise, et que les points de négociation soient considérés. Les grévistes ont promis de durcir le ton si rien ne se fait dans les prochains jours. Dietsmann est le plus grand spécialiste indépendant en opération et maintenance de centrales de production dans les secteurs pétrolier et gazier, minier et production d’énergie conventionnelle et nucléaire.

 
 

2 Commentaires

  1. paysane dit :

    bonjour,

    voici une fois de plus les technique esclavagiste des blancs qui viennent dans nos pays.
    il refuse tous les point , mais le directeur de cette boite défini ses employés comme étant ses biens, sa propriété , alors que dire de la chosification qu’il fait du personnel et du peuple gabonais?
    il a tout les droit, car l’argent est pour lui et sans doute la loi aussi?
    mais ces employés ont leurs pays , leurs institution et leurs droit à faire respecté

  2. mihindouarnauld dit :

    De l’esclavage pur et simple .il faut juste durcir le mouvement

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