Prévue ce mercredi 8 mai au palais de justice de Libreville, l’audience correctionnelle pendant laquelle devait comparaitre Bertrand Zibi pour, entre autres, «détention illégale d’armes à feu», a été renvoyée au 22 mai. Un renvoi ferme sollicité par la partie civile ayant estimé n’avoir pas été saisie dans les délais requis par le parquet.

Bertrand Zibi au palais de justice, attendant son procès, le 8 mai 2019. © Gabonreview

 

Très attendue le 8 mai, l’audience correctionnelle au cours de laquelle Bertrand Zibi devait comparaître a été renvoyée au 22 mai prochain. Détenu à la prison centrale de Libreville depuis 29 mois, l’ancien député est opposé à André Hamed Kemebie.

Bertrand Zibi est notamment accusé de détention illégale d’armes à feu, instigation aux actes ou manoeuvres de nature à provoquer des troubles et manifestation contre l’autorité de l’État. L’ancien député de Bolosoville devrait également répondre des chefs d’accusation d’instigation aux violences et voies de fait, non-assistance à personne en danger et usurpation de fonction ou de titre.

Au moment de l’audience, la partie civile a sollicité par la voix de son conseil Bhongo Mavoungou le renvoi du procès. «Elle estime n’avoir pas été citée et saisie dans les délais requis sur l’affaire par le parquet, conformément à la loi». Pour sa part, la partie de la défense composée de Jean Paul Moumbembe, Henry Charles Gey, Cédric Maguisset et Henry Motendi Mayila a rejeté cet argument.

Moments du procès. © Gabonreview

Selon Cédric Maguisset, les articles 310 et 311 du Code de procédure pénale «autorisent la tenue d’une audience correctionnelle, même hors de la présence de la partie civile». Après avoir écouté le plaidoyer des deux parties, le procureur de la République a tranché. Estimant que la partie n’a pas effectivement été citée en bonne et due forme, il a opté pour un renvoi ferme de l’audience. Autrement dit, l’audience se tiendra obligatoirement à la date indiquée, quelles que soient les hypothèses.

Maître Gey est confiant et convaincu de l’innocence de son client. D’autant que selon l’avocat, «toutes les charges criminelles portées contre Bertrand Zibi ont obtenu un non-lieu partiel à l’issue de l’instruction. Par conséquent, l’ancien député ne comparaîtra plus devant la Cour criminelle, mais devant le tribunal correctionnel».

Incarcéré à la prison centrale de Libreville depuis le 31 août 2016, Bertrand Zibi n’est toujours pas jugé, alors que selon ses conseils, la date de la détention préventive est largement dépassée. Pour ses parents et des opposants proches de Jean Ping qu’il a soutenu lors de l’élection présidentielle de 2016, Bertrand Zibi paie l’«acte héroïque» du 23 juillet 2016 à Minvoul, posé face à Ali Bongo, lors de sa tournée républicaine. L’ancien élu avait démissionné publiquement du Parti démocratique gabonais (PDG). Il reprochait à son parti d’alors d’être devenu «un lieu d’intrigues, où ne régnait plus qu’un climat de mort».

 
 

2 Commentaires

  1. Akoma Mba dit :

    Que font tous ces mercenaires derrière M. Nzibi? On aura tout vu dans cette République bananière!!

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