Si leur collaboration avait bien démarré, ces dernières semaines, les rapports semblent s’être détériorés entre le collectif des petits exploitants forestiers regroupés au sein de la CGPMEI et Gabon Special Economic Zone (GSEZ) qui refuserait désormais de payer les services de la confédération liés notamment à la récupération de bois au sol dans le Woleu-Ntem.

Des membres de CGPMEI, lors d’une récente rencontre avec des representants de GSEZ. © Gabonreview

 

Ayant réussi à mettre un terme à son bras-de-fer avec le ministère en charge de la Forêt, en mars dernier, à travers la signature d’un accord avec GSEZ qui s’était engagée à payer l’intégralité de son bois récupéré au sol, la Confédération générale des petites et moyennes entreprises et industries (CGPMEI) pourrait à nouveau entrer en guerre. Cette fois, son adversaire pourrait être son unique partenaire GSEZ du groupe Olam. Les deux parties n’arriveraient plus à s’entendre, au point que leurs rapports se seraient fortement dégradés ces dernières semaines. C’est, en tout cas, ce que révèle Emmanuel Zue Meye, le président de la Confédération.

Au centre de la brouille entre GSEZ et la CGPMEI : le refus du premier de continuer à honorer ses engagements. La filiale du Groupe Olam au Gabon refuserait de payer le bois récupéré fourni par les petits exploitants forestiers confédérés. Emmanuel Zue Meye dénonce «une guerre des nerfs savamment orchestrée par les responsables Indiens qui gèrent l’opération de récupération des bois».

Or, selon lui, il s’agit pour ces petits exploitants de leur unique source de revenu, parce qu’incapables d’acheter les permis forestiers jugés trop coûteux. A la CGPMEI, l’on dénonce «un manque d’implication» de la part des responsables indiens ces dernières semaines, y compris dans la poursuite de l’opération dans d’autres provinces que le Woleu-Ntem, conformément aux instructions de l’ex-ministre des Eaux et Forêts, Pacôme Moubelet-Boubeya. A l’époque, en effet, quatre provinces avaient été retenues lors du lancement, en avril 2018, de l’opération de récupération de bois au sol. A ce jour, seul le septentrion a véritablement démarré cette activité.

L’autre raison ayant contribué à la détérioration des rapports entre la CGPMEI et GSEZ, serait liée à «la délation» dont le premier accuse le second. Au centre des accusations supposées : une somme de 50 millions qui auraient été remise par un dénommé Kumar à Emmanuel Zue Meye et qui n’aurait pas été utilisée à bon escient. Le président de la CGPMEI s’en défend et assure que «cet argent a servi à l’achat d’un bulldozer et au financement du décompte des bois abandonnés dans la province de l’Estuaire». Ambiance !

 
 

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