Disant vouloir appuyer les autorités dans le perfectionnement du système éducatif national, tout en refusant l’application des mesures gouvernementales en la matière, annoncées en mars dernier, plusieurs organisations du secteur envisagent de lancer une campagne de sensibilisation dénommée «Justice pour l’éducation».

Des élèves de l’Institut immaculée Conception, le 4 juin 2015, à Libreville (illustration). © D.R.

 

Emmenée par l’ONG Educaf, s’étant battue aux côtés des apprenants pour refuser l’application des récentes réformes des bourses d’études visant les futurs étudiants, une campagne dite nationale et internationale baptisée «Justice pour l’éducation» sera lancée dans les jours qui viennent dans plusieurs villes du pays. Son principal objectif : «informer et apporter des pistes de solutions afin de rendre le système éducatif gabonais plus opérant». Celle-ci verra la participation des mutuelles scolaires et étudiantes, les associations des parents d’élèves ainsi que celle d’organisations du secteur de l’éducation.

Né à la suite du projet de décret portant modification des conditions d’attribution de la bourse d’études aux bacheliers des filières générales, cette campagne est en réalité, précise Geoffroy Foumboula Libeka, «un outil d’appui aux gouvernants gabonais pour trouver des solutions en vue de corriger les manquements observés dans le secteur de l’éducation».

Et des solutions, les initiateurs de cette campagne, dont fait partie le mouvement citoyen Tournons la page, ont déjà commencé à les proposer. Il s’agit, en fait, de «7 points identifiés comme les réponses pour bâtir en l’état un système éducatif performant». Ceux-ci vont de l’application de la loi 21/201 qui oblige l’État à construire des établissements répondants aux normes nationales et internationales à l’institutionnalisation du Conseil national de la jeunesse du Gabon (CNJG) pour permettre aux leaders jeunesse de mieux défendre les intérêts des jeunes constituant plus de 60% de la population nationale.

Parmi les solutions préconisées par la campagne «Justice pour l’éducation», l’on compte également, entre autres, la protection des salaires des parents d’élèves pour sauvegarder leur pouvoir d’achat, la lutte contre l’enrichissement illicite pour éviter de nouveaux détournements de l’argent public, le respect de l’indépendance judiciaire pour lutter contre le trafic d’influence, et l’application des recommandations des états généraux de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur et technique de 2010.

 
 

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