Le Gabon a officiellement reçu le 13 juillet, quatre objets d’art emportés hors de ses terres. La restitution s’est faite en présence des partenaires du pays, notamment le Centre international des civilisations Bantu et l’Unesco.

Photo de la famille, au cours de la remise officielle des quatre œuvres culturelles gabonaises. © Gabonreview

 

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Le ministre de la Culture Alain-Claude Bilie-By-Nze a réceptionné le 13 juillet, des mains du collectionneur et expert en art Africain, Pierre Amrouche, 4 objets d’art gabonais, remis dans le cadre du programme de restitution aux pays d’origine des biens culturels «pillés» durant la colonisation.

Ce premier geste intervenant peu après la mise place de la commission nationale pluridisciplinaire, chargée d’étudier tous les aspects liés à la problématique du rapatriement de ces œuvres culturelles disséminées à travers le monde, est à l’initiative du Centre international des civilisations Bantu (Ciciba).

«Nous sommes heureux et fiers d’être témoins de ce premier retour symbolique. Ces pièces sont aujourd’hui disponibles pour l’humanité. Elles vont intégrer un musée qui a vocation lui-même à s’intégrer dans une dynamique de la circulation des œuvres», a déclaré le ministre de la Culture, Alain-Claude Bilie-By-Nze.

Pour Pierre Amrouche, l’initiative du Gabon de redéfinir sa stratégie culturelle et de rendre dynamique sa culture est un élément important de cette nouvelle approche. «Ce nouveau défi né d’une volonté de réappropriation avant-gardiste de la culture, est un élargissement du monde de la culture dans lequel le Gabon décide aujourd’hui de jouer sa partition. Nous en sommes fiers et prêts à l’accompagner sur cette voie», a-t-il affirmé.

Espérant que ce premier acte en appellera d’autres de la part des collectionneurs privés, institutionnels ou étatiques, le ministre de la Culture a assuré à ses partenaires l’engagement du Gabon pour l’adoption d’une véritable politique muséale, fondée sur la collecte, l’identification, la conservation, le retour et la circulation des œuvres.

 
 

7 Commentaires

  1. Fayo dit :

    Ils vont vraiment être gardés où et servir à quoi avec ces amateurs et cancre adeptes de la mauvaise gestion. Pillés ou pas il était là où il était jusqu’à l’avènement du gouvernement du peuple par le peuple et pour les peuples. Pas ses urpateurs. BBN dit avoir fait voler un groupe électrogène en plein jour. Ce sont ses objets qu’il ne pourra pas dealer?

  2. diogene dit :

    Où finissent les trésors quand on les remet à des pirates sans vergogne…?

  3. Ikobey dit :

    S’ils sont négociables ils ne resteront pas longtemps au Gabon.
    S’ils ne sont pas négociables, ils s’autodétruiront par l’humidité, les petites bêtes, et la négligence de ceux qui en on la charge.
    Résultat: pour un peu de démagogie on perd un témoignage de la culture gabonaise. Ainsi va le pays…

  4. imele jean pierre dit :

    Je suis persuade que c est une bonne initiative dans l absolu, cependant cette initiative doit etre accompagnée, par les etats les nations unis a travers l unesco , et par tous les mécènes qui ont percus la portée historique et universelle de cet acte
    Soupçonner les dirigeants africains de malgouveranance , et refuser de voir qu il y a des signes d amélioration de la gouvernance globale sur le continent n est pas acceptable , les vrais défis dans cette initiative sont techniques , et matériels,
    le lien avec le terroir et la cosmogonie originelle doit se reconstruire , pour cela il faut en être conscient et le vouloir , les TIC devraient jouer un rôle important dans ce projet qui honore les grands musées du monde qui ont accepte de jouer le jeu

  5. rendala dit :

    Encore une erreur de la communauté internationale de penser que les dirigeants gabonais ont déjà la maturité nécessaire pour s’assumer eux mêmes. L’UNESCO devait avoir fichier sur chaque ETAT pour leur capacité à entretenir des MUSÉES; le CICIBA c’est un mort née ou bien un machin.

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