Informé du décès à Goma d’un patient atteint de la maladie neuf jours plus tôt, le ministre de la Santé a annoncé, vendredi 26 juillet, une série de mesures visant à prévenir le retour de l’épidémie à virus Ebola au Gabon. Max Limoukou a par ailleurs affirmé qu’aucun cas de maladie n’a été enregistré dans son pays jusqu’à lors.

Le ministre de la Santé Max Limoukou, annonçant, le 26 juillet 2019 à Libreville, les mesures de prévention et de riposte contre le retour du virus Ebola au Gabon. © Gabonreview

 

Le décès à Goma, le 17 juillet dernier, d’un patient infecté par le virus Ebola a fait réagir le gouvernement gabonais pour deux principales raisons : cette ville de l’Est de la République démocratique du Congo où le virus s’est rapidement propagé détient une population similaire à celle du Gabon, il y a quelques années : un million d’habitants. Mais surtout, en raison de cette rapide propagation, l’OMS a récemment changé de statut à cette épidémie en la présentant désormais comme une «urgence de santé publique internationale».

Au Gabon où le ministre de la Santé a affirmé, le 26 juillet, qu’«aucun cas suspect de maladie à virus Ebola n’a été notifié sur l’ensemble du territoire national à ce jour», l’on annonce cependant que le «le gouvernement a pris des dispositions nécessaires pour faire face à une éventuelle épidémie» dans le pays. «Le Gabon dispose d’une Plateforme nationale pour la prévention et la réduction des risques de catastrophe, d’un mécanisme de veille sanitaire et d’un Plan de contingence pour la gestion des urgences de santé publique», assure Max Limoukou, selon qui, le pays s’est servi des expériences des quatre flambées épidémiques de 1994-1995, 1996, 1998 et de 2002.

Aussi, la stratégie de prévention et de riposte de l’État gabonais à travers son ministère de la Santé est axée sur cinq principales mesures : l’activation du Comité opérationnel de riposte aux épidémies ; le renforcement de la surveillance aux portes d’entrée, aux frontières et dans toutes les formations sanitaires ; le renforcement des capacités des personnels impliqués dans la surveillance et la riposte aux épidémies ; la mobilisation des partenaires techniques multisectoriels et la mobilisation des partenaires au développement, notamment l’OMS.

 
 

0 commentaire

Soyez le premier à commenter.

Poster un commentaire


 

 
 

RECEVEZ LE BULLETIN D’INFOS MATINALES DE GABONREVIEW