Accusé d’opacité dans la gestion de la structure, le secrétaire général du Syndicat de l’éducation nationale (Sena) devra répondre des soupçons qui pèsent sur lui.

Fridolin Mvé Messa. © facebook.com/mvemess
Fridolin Mvé Messa. © facebook.com/mvemess

 

Ça pue le règlement de comptes au Syndicat de l’éducation nationale (Sena), où le secrétaire général a été traîné en justice par le trésorier. Soupçonné de mettre la main dans les caisses du Sena sans la signature de Keye François  Angounou, Fridolin Mvé Messa devra donc répondre de ses présumés actes le 10 août au tribunal de Libreville.

Une démarche insensée pour le secrétaire général du Sena, qui parle plutôt de confusion et de méconnaissance des règles. «Le syndicat c’est une institution. Il y a des règles et des statuts. Les gens pensent que lire un paragraphe d’un statut suffit pour avoir raison», lance-t-il, avant d’expliquer : « (Nous allons) en justice (parce que) le trésorier (…) qui gère les quatre comptes du syndicat demande en plus à gérer le compte de coopération qui nous lie avec l’OAJ (organisation syndicale des enseignants) de Finlande. Or c’est une coopération à part qui n’a rien avoir avec les ressources du Sena».

A en croire ses dires, «le contrat de coopération qui lie le Sena à l’OAJ de Finlande est soutenue par des textes et selon le rappel des règles fondamentales de fonctionnement et de responsabilité du Sena il est mentionné que pour l’année 2012 et 2013, l’OAJ et l’UNSA Education ont choisi Fridolin Mvé Messa (signature et gestion), Léa Eyeng Me Fa (signature et gestion) John Boundoungou (interprétariat)». De plus, souligne-t-il, «en l’absence du respect de ces règles, les fonds seront rapatriés en Finlande et le projet sera immédiatement stoppé», a-t-il conclu.

Pour rappel, ledit contrat avait été signé par le Sena après un vote à main levée, où seuls trois membres présents n’avaient pas donné leur accord, dont l’actuel trésorier François Angounou. L’animosité entre le secrétaire général et le trésorier du Sena date-t-elle de cette période ? Toutefois, une source proche du dossier fait remarquer que l’article sur lequel s’appuie le secrétaire général semble être frappé de caducité dans la mesure où sa validité tenait dans la période 2012-2013. Rendez-vous est pris pour le 10 août prochain.

 

 
 

2 Commentaires

  1. manondzo dit :

    Prompt à fustiger les autres alors qu’on est soi même un piètre gestionnaire!

  2. Mayi Mayo dit :

    Et la gestion opaque du président béninois du Gabon Acrombessi et de ses sbires parmi lesquels Ali Bongo?

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