A travers une lettre, l’évêque et homme politique sonne la charge contre le pouvoir, prenant ainsi fait et cause pour le leader étudiant détenu à la prison centrale de Libreville.

Mike Jocktane, le 19 juillet 2014 à Libreville. © Gabonreview
Mike Jocktane, le 19 juillet 2014 à Libreville. © Gabonreview

 

Récemment interpellées sur son état de santé, les autorités de la prison centrale de Libreville ont depuis consenti à prodiguer de véritables soins à Firmin Ollo, l’un des deux présumés instigateurs des troubles enregistrés au sein de l’Université Omar Bongo (UOB). Il faut dire que le sort de cet étudiant semble préoccuper de plus en plus l’opinion nationale. Récemment, c’est l’évêque et homme politique Mike Jocktane qui est revenu sur le sujet.

A l’exemple de Me Naomie Assoumou et Me Moubembé, avocats déclarés de Firmin Ollo Obiang, Mike Jocktane, qui avait déjà défrayé la chronique en mars dernier en accusant le pouvoir d’avoir attenté à sa vie en raison de sa relation avec André Mba Obame, se pose en véritable défenseur du détenu. Dans une lettre ouverte adressée à l’étudiant, il exprime sa «grande indignation» suite à la «détention arbitraire» du leader étudiant. Pour lui, cette détention «n’est pas justifiée et (elle) va très clairement à l’encontre de la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen à la laquelle le Gabon a souscrit et (lui) aussi».

Ainsi, pour l’homme d’église et néanmoins militant de l’Union nationale (UN), l’étudiant dont il dit admirer la bravoure, ne serait ni plus ni moins qu’«un prisonnier politique à qui il est reproché d’avoir revendiqué ses droits ainsi que ceux de ceux-là, très nombreux, qui (lui) ont fait confiance pour les représenter».

Aussi, se joignant au combat des étudiants exclus de la Faculté de droit et des sciences économiques (FDSE) de l’UOB, il affirme devoir se mobiliser pour leur libération. «Je ne déserterai pas le champ de bataille tant que vous, (…) Firmin Ollo Obiang, n’aurez pas recouvré la liberté; et qu’il ne sera pas redonné à vous et vos camarades, injustement exclus, le droit à l’Education», écrit-il. L’affaire aurait-elle donc définitivement pris une tournure politique ? Cela reste à prouver.

 

 
 

8 Commentaires

  1. Madouaka dit :

    Merci M.Jocktane, il faut que ce gamin sorte de prison sa place n’est pas là bas, tous les leaders politiques sauf Mayila doivent se mobiliser pour qu’il sorte de prison. Firmin OLLO courage. Les étudiants faites du bruit

  2. sniper dit :

    Dans cette république bananière,ou on continue à servir les intérêts des démons bongo, l’avenir nous dira inchala!

  3. Dubitatif dit :

    C’est plus que honteux de voir comment les étudiants sont traités dans ce Gabon. Déjà les conditions de vie et d’études à l’UOB sont exécrables avec un recteur qui ne s’en fout de ce qui s’y passe; Des cochons et des moutons qui se baladent dans l’enceinte universitaire comme on l’avait vu sur le reportage de France 24;Une bibliothèque d’un autre âge. Et en plus, lorsque les étudiants veulent rentrer dans leurs droits les plus légitimes, le gouvernement du Béninois Acrombessi (puisque c’est lui le vrai chef d’Etat du Gabon)envoie des forces de l’ordre pour jeter de braves étudiants en prison. C’est plus que pathétique!

    Merci Mike pour ton courage. Nous sommes avec toi. Et nous demandons au gouvernement d’Acrombessi de tout mettre en oeuvre pour libérer tous les étudiants, à commencer par Firmin Ollo, dans les plus brefs délais! Les intimidations, les menaces, les bérets rouges et autres, tout ça, ça ne marche plus. On en a assez!

  4. IPANDY dit :

    A vous:berets rouges, bérets noir, policiers, et autres….sachez que vous aussi etes en parti responsable de ce qui arrive au gabon, notre pays, votre pays. Ces gens se cachent derrières vous, vous envoient tués, arreté, agréssé vos compatriotes sans raisons valables. Vous exécutez certes parce que vous etes soldat et comme on dit un soldat sa ne discute pas les ordres. Mais vous devez savoir et comprendre que si OBIANG NGUEMA de la guinée équatoriale, SANKARA du burkina, SASSOU du congo, et les autres se limitaient à etre seulement des soldats l’histoire de leurs pays respectifs ne sera pas ce qu’elle est aujourd’hui: c’est à dire riche d’enseignement. Vous etes la force de ces froussares de Pédégiste et des BONGOS. Je ne vous demande pas de ne pas faire votre travail, mais de penser à la mission première d’un soldat qui est de protégé les faibles et pas les massacré.

  5. Boussamba Ismael dit :

    L’ONU et la FRance detourne les yeux de la dictature qui sevit au Gabon. Si cela avait ete Laurent Gbagbo c’est un etudiant serait un heros international.
    Que Mike Jocktane et les autres hypocrites arretent de faire de la recuperation politique, ils peuvent mieux l’aider que de lui envoyer du courrier!

  6. Boomrang dit :

    Mike Jocktane tu es un digne fils du Gabon. On a vu comment tu as assisté matériellement et financièrement tes frères et soeurs qui souffrent à Pog. Le béninois qui commande le Gabon et sa femme Ali vont le payer.

  7. Ongouo Alphonse dit :

    Je suis sans voix. La lettre ouverte est une forme de contestation douce. Pourquoi ne pas adresser celle-ci au président de la République ou au ministre de la Justice. N’était-il pas possible d’adresser une lettre de soutien à Ollo!!!!

  8. lari yari dit :

    Je suis d’avis IPANDY,ces forces de l’insécurité à la solde des bongos-pdg sont co-comptables actifs de la déchéance du gabon…les gabonais devront s’en souvenir.

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