À côté de la réglementation du métier de transporteur routier, au Parlement une proposition de loi est actuellement en examen qui vise la nationalisation de cette profession, notamment pour en finir avec le chômage des jeunes.

La «gabonisation» du secteur du transport routier pourrait motiver les femmes à se lancer dans le métier de chauffeur routier. © Capture d’écran/Youtube

 

Si les différentes personnalités s’étant succédées à la tête du ministère des Transports y ont tous pensé, en faisant mine d’ouvrir ce dossier sans jamais le traiter, au Parlement, la nationalisation du métier de transporteur routier est un projet qui tient certains élus à cœur. C’est notamment le cas du député Apollinaire Adonis Moudouma, ayant présenté récemment devant les sénateurs sa proposition de loi portant réglementation des professions de transporteurs routiers et auxiliaires des transports routiers.

Comme lassé le désordre actuel, et surtout dans le souci de trouver des solutions au phénomène du chômage des jeunes qui tend à s’accentuer, le député (PDG) du 3e siège du département de Ndougou présente la «gabonisation» du métier de transporteur routier comme l’une des stratégies pouvant mener à l’autonomisation de plusieurs centaines de jeunes gabonais. «Face à la conjoncture et le chômage ambiant, il apparaît opportun d’encourager la gabonisation de ce secteur par la formation de notre jeunesse aux métiers annexes et connexes», estime l’élu, tout en assurant que sa proposition de loi est respectueuse des règles communautaires et des conventions internationales. Il ne nie pas moins le «niveau de protectionnisme» qu’il entend conférer à cette loi.

Aussi, face à la jungle que représente le secteur des transports terrestres depuis plusieurs années, Apollinaire Adonis Moudouma revendique le fait que sa proposition de loi «ambitionne de fixer un cadre normatif supérieur, les dispositions encadrant la professionnalisation du secteur des transports routiers et des activités annexes et connexes, en harmonie avec le droit commun en la matière dans les pays voisins, ainsi que la réglementation communautaire».

Évoquée depuis plusieurs années, la nationalisation du métier de transporteur routier avait déjà été l’objet d’une proposition de loi à l’Assemblée nationale durant la 12e législature, en mars 2016. Alors député du 1er siège du 2e arrondissement de Libreville, Jean Claude Simepougou a été le premier à défendre la proposition de loi portée actuellement par le député de Ndougou (Ogooué-Maritime).

 
 

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