Devenus une forme de racket au sein de l’Université Omar Bongo (UOB), la vente des fascicules et le paiement d’une inscription parallèle au sein des départements a été interdite. Le ministre de l’Enseignement supérieur exige par ailleurs le remboursement des frais d’inscription parallèle.

Après plusieurs plaintes d’étudiants, le rectorat de l’UOB a décidé d’interdire la vente des fascicules. © jimcdn.com

 

Les plaintes des étudiants de l’Université Omar Bongo (UOB) quant au commerce des supports pédagogiques avec, à la clé, l’interdiction d’accès aux cours et aux examens pour les étudiants qui ne peuvent ou ne veulent pas se les procurer, ont finalement trouvé un écho favorable. Il en va de même pour le paiement d’inscription parallèle au sein des départements, qui impliquait des frais supplémentaires pour les étudiants. Deux pratiques devenues courantes au sein de l’UOB et particulièrement à la Faculté des lettres et sciences humaines (FLSH).

En effet, à l’issue d’un conseil extraordinaire convoqué le 13 février par le rectorat et réunissant les autorités décanales de la FLSH, les directeurs et enseignants des départements indexés ainsi que les membres du bureau de la mutuelle des étudiants, ces questions ont été débattues.

Au cours de cette rencontre, indique un communiqué du recteur de l’UOB, Marc-Louis Ropivia, «il est apparu que l’usage des supports pédagogiques, dont l’importance est avérée dans le contexte du LMD, a été travesti, donnant lieu dans bien des cas à un marchandage entre enseignants et étudiants». Y voyant des dérives qui heurtent l’éthique et la déontologie universitaires et en attendant «la mise en place d’un service dédié à la production et au contrôle des supports pédagogiques», il a été décidé l’interdiction de «toute vente de fascicules ou de polycopiés, de même que le paiement des frais d’inscription pédagogique au sein des départements».

Marc Louis Ropivia qui a formalisé cette résolution sous la décision n°025.19/UOB/R du 18 février 2019 prévient que «tout contrevenant aux dispositions sus indiqués s’expose aux sanctions disciplinaires». Dans une circulaire du ministre de l’Enseignement supérieur exigeant la cessation de ces pratiques, et arrivée au rectorat de l’UOB le 22 février, Jean de Dieu Moukagni-Iwangou demande à juste titre que «les sommes indûment perçues par les chefs de département soient intégralement remboursées». Une nouvelle qui devrait ravir les étudiants qui pour beaucoup, n’avaient pas les moyens de s’offrir ces fascicules exigés.

 
 

2 Commentaires

  1. Ikobey dit :

    Tous ces “petits profs” qui rackettent nos étudiants doivent être immédiatement mis à la porte ! On leur a fait confiance en remplaçant les coopérants par des nationaux au rabais. Non seulement le niveau de l’enseignement est très médiocre mais en plus ces enseignants sont pourris.
    Il faut admettre un échec et refaire marche arrière !

  2. Cyr dit :

    Tout à fait d’accord avec toi Ikobey. D’ailleurs tous ces professeurs à la moralité douteuse devraient répondre de leurs actes devant la justice.C’est une honte pour un métier aussi noble que l’enseignement. Merci au recteur de l’uob et au ministre de l’enseignement supérieur pour cette mesure. Nous ne savions plus à quel sein nous vouer avec ce racket de vente de fascicule à nos enfants étudiants à cette université.

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