Inquiété par «les risques d’une généralisation des violations des droits de l’Homme au Gabon», le Réseau des organisations libres de la société civile pour la bonne gouvernance au Gabon (ROLBF) a invité la communauté internationale à accroître la vigilance sur le Gabon.

Le président du ROLBG. © D.R.

 

Inquiété par le climat politique actuel, le Réseau des organisations libres de la société civile pour la bonne gouvernance au Gabon (ROLBF) a étalé ses craintes au grand jour. Dans un message adressé aux représentations diplomatiques et organismes internationaux, le 24 janvier, l’organisation de la société civile a interpellé la communauté internationale sur «les risques d’une généralisation des violations des droits de l’Homme au Gabon».

«Il faut rappeler que 28 mois après la crise postélectorale de 2016 qui a occasionné un nombre encore non élucidé de victimes, les forces de sécurité à la solde du régime d’Ali Bongo continuent à kidnapper et à trainer un climat de peur chez les populations», a affirmé le président du ROLBG. Selon Georges Mpaga, «la recrudescence des atteintes aux droits de l’Homme et le non-respect de la Constitution par le régime en place, le parti pris, l’abus d’autorité et la non neutralité de la Cour constitutionnelle, accroissent les risques d’une crise majeure aux conséquences désastreuses».

Face à ce tableau sombre, le leader de l’organisation de défense des droits de l’Homme a invité la communauté internationale à accroitre la vigilance sur le Gabon ; «en venant au secours de ce pays en crise, dépourvu des institutions fortes, des dirigeants légaux et légitimes depuis le 24 octobre 2018». Selon Georges Mpaga, il s’agit principalement d’aider le Gabon à «créer les conditions d’un dialogue inclusif et d’une transition démocratique pacifique».

Dans sa démarche visant à pacifier le pays, le ROLB a appelé le gouvernement et la justice gabonaise à procéder à «la libération immédiate et sans condition de tous les prisonniers politiques, arbitrairement détenus, en violation de toutes les procédures judiciaires en à la matière».

 
 

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