La filière bois gabonaise poursuit sa contraction. Selon la dernière Note de conjoncture sectorielle du ministère de l’Économie, des Finances et des Participations, l’activité a reculé de 6 % au quatrième trimestre 2025, portant le repli annuel à 23,7 %. En cause : un environnement international peu porteur, dominé par la crise immobilière chinoise, qui a érodé les parts de marché du bois gabonais.

Au 4e trimestre 2025, la production de placage a reculé de 11,6%, pénalisée notamment par un approvisionnement insuffisant en grumes. © GabonReview

 

Le dernier trimestre de 2025 n’a pas été favorable à l’activité dans le secteur du bois au Gabon. C’est ce qui ressort des données livrées par la dernière Note de conjoncture sectorielle éditée et publiée par le ministère de l’Economie, des Finances, des Participations, via sa direction générale de l’Economie et de la politique fiscale. Au terme de ce quatrième trimestre, l’activité a replié de 6%. Si cette contre-performance est relative à la crise immobilière en Chine, on note de même qu’à cette pression externe s’ajoute une concurrence accrue du pin brésilien, proposé à un prix deux fois inférieur à celui de l’Okoumé. Ce qui fait qu’une part significative de la demande est captée au détriment de l’offre nationale.

Sur une base annuelle, le rapport du ministère de l’Economie indique que la situation apparaît encore plus préoccupante, avec une chute de 23,7% de l’activité. Cette contre-performance, explique le document, résulte d’une combinaison de facteurs structurels et conjoncturels à savoir une demande globale atone, une intensification de la concurrence d’autres essences tropicales, ainsi que des contraintes opérationnelles liées à l’instabilité de l’approvisionnement énergétique. Dans ce contexte, ces perturbations ont affecté les cycles de production. Ainsi, elles ont réduit la capacité des opérateurs à répondre efficacement aux marchés.

Dans le détail des segments, l’activité de sciage a affiché une légère amélioration trimestrielle, avec une hausse de 1,5% de l’indice de production. Une augmentation qui s’explique par un frémissement des commandes, tant sur le marché intérieur qu’à l’export, ainsi que par une meilleure gestion des stocks de produits finis. Toutefois, assure la Note, cette embellie reste fragile, comme en témoigne la baisse cumulée de 28,3% de la production sur douze mois.

En revanche, les segments du placage et du contreplaqué demeurent orientés à la baisse sur ce trimestre. La production de placage a reculé de 11,6%, pénalisée par un approvisionnement insuffisant en grumes, une demande peu dynamique et des perturbations dans la fourniture d’électricité. De son côté, le contreplaqué a enregistré un repli de 3,4%, également affecté par une faible demande et des coupures d’électricité, bien qu’il affiche une progression annuelle de 2,9%.

 
GR
 

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