Budget 2027 : Onanga Ndiaye réclame déjà des investissements à la hauteur des ambitions de la jeunesse
À l’ouverture, mardi 1er septembre, de la deuxième session ordinaire de l’Assemblée nationale, dite session budgétaire, le président de l’institution, Michel Régis Onanga M. Ndiaye, a placé les attentes de la jeunesse au cœur des responsabilités de l’État. Si son discours a embrassé plusieurs secteurs prioritaires, son appel à donner aux jeunes Gabonais de véritables perspectives d’avenir a pris une résonance particulière à l’heure où les députés s’apprêtent à examiner le projet de loi de finances 2027. Pour le président de l’Assemblée nationale, le budget ne saurait être réduit à un exercice comptable.

Michel Régis Onanga M. Ndiaye a invité le gouvernement et le Parlement à considérer les dépenses consacrées à la jeunesse comme un investissement stratégique (Illustration IA). © GabonReview
Le président de l’Assemblée nationale, Michel Régis Onanga M. Ndiaye, a évoqué les préoccupations de la jeunesse, notamment les questions de formation et de bourses d’étude lors de son discours d’ouverture de la session budgétaire, le 1er septembre. Dans ce propose, il a insisté sur la nécessité d’offrir un avenir concret aux étudiants gabonais. Sans entrer dans le détail technique du budget 2027, il a rappelé que les choix financiers de l’État doivent se traduire par des opportunités réelles pour les jeunes, notamment via une politique de bourses plus cohérente et mieux alignée sur les besoins du pays.
Ce propos a directement concerné les politiques publiques en faveur des étudiants, notamment la question des bourses d’études, qui constitue un des éléments de l’accès et du maintien dans l’enseignement supérieur. Sans détailler, dans son intervention, de nouvelles mesures chiffrées relatives aux bourses, Michel Régis Onanga M. Ndiaye a rappelé la nécessité d’investir dans la jeunesse et de lui offrir des perspectives à la hauteur de son poids démographique. «Sur le plan économique, elle constitue un atout majeur et représente logiquement une formidable opportunité pour notre pays», a-t-il souligné, avant de prévenir que cet atout pourrait devenir «une véritable source de difficultés» si des réponses adaptées ne sont pas apportées dès maintenant.
Considérer les dépenses consacrées à la jeunesse comme un investissement stratégique

Michel Régis Onanga M. Ndiaye. © D.R.
Outre la seule aide financière aux étudiants, le propos du président de l’Assemblée nationale a ainsi inscrit la question des bourses dans une problématique plus large, à savoir celle de la formation, de l’insertion et de l’avenir d’une génération appelée à porter le développement du pays. Cette exigence rejoint son constat sur les milliers de jeunes en quête d’emploi, y compris parmi les diplômés et les personnes qualifiées. «Que faisons-nous de ces milliers de jeunes Gabonais qui recherchent encore un emploi, parfois avec des diplômes et des qualifications ?», s’est-il interrogé, soulignant par-là que l’investissement consenti dans l’éducation doit trouver son prolongement dans des politiques d’insertion et de création d’emplois.
À travers ce plaidoyer, Michel Régis Onanga M. Ndiaye a donc invité le gouvernement et le Parlement à considérer les dépenses consacrées à la jeunesse comme un investissement stratégique plutôt qu’une simple charge budgétaire. L’examen du budget 2027 devra, dans cette perspective, permettre de mesurer la place accordée à l’éducation, à l’accompagnement des étudiants et à la préparation de leur insertion professionnelle. Une ambition résumée par la conclusion du président de l’Assemblée nationale : «c’est ensemble que nous donnerons à notre jeunesse des raisons d’espérer».
















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