Le ministre de l’Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation, Adrien Nguema Mba, était face aux députés de la Commission des Finances, du Budget et de la Comptabilité publique de l’Assemblée nationale, le 11 juin, dans le cadre de l’examen du Projet de Loi de finances rectificative (PLFR) 2026. Au titre de cette révision, il a vu l’enveloppe de son département passer de 200,44 milliards de francs CFA dans la Loi de finances initiale (LFI) 2026 à 113,62 milliards de francs CFA dans le PLFR, soit une diminution de 86,82 milliards de francs CFA. 

Le ministre de l’Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation, Adrien Nguema Mba, devisant, le 11 juin 2026, avec les députés de la Commission des Finances, du Budget et de la Comptabilité publique de l’Assemblée nationale. © Presse de l’Assemblée nationale

 

Adrien Nguema Mba, le ministre de l’Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation a défendu, le 11 juin, devant la Commission des Finances de l’Assemblée nationale présidée par Nicole Jeanine Lydie Roboty Mbou, les crédits de son département dans le cadre du Projet de Loi de finances rectificative (PLFR) 2026. Cette révision budgétaire ramène l’enveloppe du ministère de l’Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation de 200,44 à 113,62 milliards de francs CFA, soit une baisse de 86,82 milliards de francs CFA.

Ni des dépenses de confort ni des investissements de convenance

Face à cette contraction significative, Adrien Nguema Mba a tenu à rappeler aux députés que les crédits supprimés correspondaient à des besoins essentiels pour l’accomplissement des missions régaliennes de l’État. «Les crédits inscrits dans la (LFI) 2026 n’étaient ni des dépenses de confort ni des investissements de convenance. Ils répondaient à des objectifs précis découlant directement de la feuille de route du président de la République», a-t-il déclaré.

Quelques membres de la Commission des Finances, du Budget et de la Comptabilité publique de l’Assemblée nationale. © Presse de l’Assemblée nationale

Cette baisse touche particulièrement la mission «Sécurité», dont les crédits d’investissement destinés à la modernisation des dispositifs sécuritaires chutent de 83,51 milliards de francs CFA à 9,51 milliards de francs CFA, soit une réduction de près de 89 %. La mission «Administration du territoire» connaît également un ajustement important, avec des crédits ramenés de 16,49 milliards à 8,35 milliards de francs CFA. Le ministre a insisté sur l’importance de maintenir les moyens nécessaires au renforcement de la sécurité nationale, à l’optimisation de l’administration territoriale et à la mise en œuvre de la décentralisation.

L’attention sur les conditions matérielles de travail des gouverneurs, préfets, …

Devant les membres de cette Commission, Adrien Nguema Mba a également attiré l’attention sur les conditions matérielles de travail des responsables territoriaux, notamment les Gouverneurs, Préfets et autres autorités locales. «Cette situation ne correspond ni au rang de leurs responsabilités ni aux exigences de la continuité de l’État», a-t-il souligné, évoquant le fait que certains représentants territoriaux exercent encore dans des bâtiments dégradés ou dans des logements locatifs. 

Les échanges avec les députés ont par ailleurs porté sur le renforcement des effectifs aux frontières, l’équipement des forces de sécurité, la création de brigades dans certaines zones dépourvues, ainsi que l’insuffisance des moyens roulants pour les autorités administratives locales. Cette audition, consacrée à l’ajustement des crédits de l’État, intervient dans un contexte marqué par une révision globale des prévisions budgétaires. Le PLFR fixe désormais les ressources et charges de l’État à 5 495,2 milliards de francs CFA, contre 6 358,2 milliards prévus initialement, soit une réduction de 862,9 milliards de francs CFA.

 
GR
 

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