Cemac : la BEAC renforce sa solidité et affiche un bénéfice record de 300 milliards francs CFA
Le Conseil d’administration de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), réuni, le 6 avril, à N’Djamena, au Tchad, a été un moment de clarification et de démonstration de la solidité de cette institution bancaire. Sous la présidence du ministre d’État, ministre tchadien des Finances, du Budget, de l’Économie, Tahir Hamid Nguilin, cette session a examiné la situation macroéconomique de la zone Cemac, les orientations de politique monétaire et l’essor des paiements numériques, dans un contexte où la Banque centrale entend conjuguer stabilité, modernisation et inclusion financière. Et le rapport 2025 fait état d’un bénéfice record de 300 milliards de francs CFA pour le BEAC.

Vu des administrateurs lors de la session du Conseil d’administration de la BEAC à N’Djamena. © D.R.
Au cœur des travaux du Conseil d’administration de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) réuni, le 6 avril, à N’Djamena, les administrateurs ont mis en avant plusieurs indicateurs. Sous la houlette du président de cette instance, le ministre d’État, ministre tchadien des Finances, du Budget, de l’Économie, Tahir Hamid Nguilin, le rapport 2025 a été dévoilé, de même qu’on indique que la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) devrait poursuivre sa croissance.
Résilience de l’institution
Le rapport 2025 de la BEAC indique en effet un bénéfice record de 300 milliards de francs CFA. Un chiffre qualifié de «signe tangible de la résilience de l’institution». Dans le même temps, la zone Camac devrait poursuivre une croissance estimée entre 2,3% et 2,4 % en 2026. Ce qui confirme une trajectoire positive malgré une conjoncture mondiale tendue. Les réserves de change se sont également renforcées, passant de 4,2 mois d’importations en décembre 2025 à 4,52 mois au 28 février 2026.
Cette amélioration des fondamentaux a servi de toile de fond à un message de confiance adressé aux marchés et aux populations de la Zone. Le gouverneur de la BEAC, Yvon Sana Bangui, a assuré que l’économie régionale «continue de faire preuve de résilience», tandis qu’il a rappelé qu’«aucune dévaluation du Franc CFA n’est à l’ordre du jour». Il a aussi souligné que l’inflation demeure globalement en dessous du seuil communautaire, signe d’une politique monétaire orientée vers la préservation du pouvoir d’achat et la crédibilité financière de la sous-région.
Consolider la stabilité économique et financière de la sous-région
Le Conseil a aussi placé la modernisation des paiements au centre de son agenda. Les administrateurs ont validé des projets de règlements portant sur l’introduction d’un QR Code communautaire ; un outil destiné à «faciliter des paiements instantanés et sécurisés» dans les six États membres et à accélérer l’inclusion financière grâce à la digitalisation.
La session de N’Djamena a revêtu une portée politique et institutionnelle plus large, d’autant plus que les textes insistent sur la réaffirmation de la volonté des États membres à «consolider la stabilité économique et financière de la sous-région» et à soutenir des réformes structurelles capables d’ancrer une croissance durable. Les règlements adoptés doivent encore être soumis au comité ministériel du 8 avril 2026, avant leur transmission à la Commission de la Cemac.













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