En marge de la 224e session du Conseil exécutif de l’UNESCO, la ministre gabonaise de l’Éducation nationale, Camélia Ntoutoume-Leclercq, a été reçue à Paris par le président de la 43e session de la Conférence générale. Une rencontre stratégique qui s’inscrit dans la continuité du plaidoyer du Gabon pour davantage d’équité au sein de l’organisation.

Camélia Ntoutoume-Leclercq et Khondker M. Talha, le 15 avril 2026, à Paris. © D.R.

 

La ministre d’État à l’Éducation nationale, Camélia Ntoutoume-Leclercq, également présidente de la Commission nationale pour l’UNESCO, a été reçue en audience le mercredi 15 avril 2026 à Paris par Khondker M. Talha, président de la Commission générale de l’UNESCO et de la 43e session de la Conférence générale de l’organisation.

Au cœur des échanges : le rôle et le positionnement du Gabon au sein de l’institution onusienne, ainsi que les perspectives de renforcement de la coopération avec l’organisation. Selon les informations communiquées, les discussions, qualifiées de cordiales et fructueuses, ont permis de consolider le dialogue entre Libreville et l’UNESCO à un moment clé de l’agenda multilatéral.

Un plaidoyer pour plus d’équité

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Cette rencontre intervient dans le prolongement direct du plaidoyer porté quelques jours plus tôt par la ministre gabonaise lors du débat de politique générale de la 224e session du Conseil exécutif. Dans son intervention, Camélia Ntoutoume-Leclercq avait appelé à une réforme plus équitable des mécanismes de coopération au sein de l’UNESCO.

Le Gabon y avait notamment insisté sur la nécessité d’un meilleur accès des pays africains aux programmes, financements et expertises de l’organisation. La ministre avait également sollicité un appui stratégique accru pour accompagner les politiques éducatives nationales, en particulier dans les domaines de la formation, de l’innovation pédagogique et de la transformation numérique.

Une diplomatie éducative assumée

À travers cette audience parisienne, Libreville confirme sa volonté de peser davantage dans les orientations de l’UNESCO, tout en consolidant ses partenariats institutionnels. L’entretien avec Khondker M. Talha s’inscrit ainsi dans une démarche de diplomatie éducative active, visant à faire du Gabon un acteur plus influent dans les débats internationaux sur l’éducation, la culture et la science.

Dans un contexte de recomposition des priorités au sein des organisations multilatérales, cette séquence diplomatique illustre la stratégie gabonaise consistant à articuler plaidoyer politique et engagement opérationnel pour défendre ses intérêts et ceux du continent africain.

 
GR
 

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