Trente milliards de FCFA pour stabiliser les prix des carburants en septembre, une détresse scolaire préoccupante et des contrats économiques à réexaminer : le Conseil des ministres du 8 octobre a abordé plusieurs dossiers sensibles. Entre réponses immédiates et réformes annoncées, l’exécutif fixe des priorités qui touchent directement les ménages et les finances publiques.

Réuni autour du président Brice Clotaire Oligui Nguema le 8 octobre 2026, l’exécutif a fixé plusieurs échéances, dont la mise en service attendue de turbines électriques à la mi-novembre. © Communication présidentielle

 

Réuni jeudi 8 octobre 2026 au palais présidentiel, à Libreville, sous la présidence de Brice Clotaire Oligui Nguema, le Conseil des ministres s’est ouvert sur la pénurie de carburant. Selon le communiqué final, des navires sont à quai et les livraisons aux stations-service ont repris. Le gouvernement doit suivre le retour progressif à un approvisionnement normal sur l’ensemble du territoire.

Le chef de l’État demande parallèlement un programme associant modernisation de la Sogara, renforcement des stocks de sécurité et études pour une nouvelle raffinerie. Calendrier d’exécution et financement devront accompagner ces propositions.

Carburants et électricité : sécuriser l’approvisionnement

Autre chantier : le coût de la stabilisation des prix à la pompe. Évaluée à 30 milliards de FCFA pour septembre, cette charge doit faire l’objet d’une réflexion visant son allègement, voire sa suppression à terme. Aucune hausse des prix n’est toutefois annoncée.

Sur l’électricité, neuf turbines représentant une capacité cumulée de 255 MW ont été livrées. La mise en service des équipements d’Akournam et de Port-Gentil est attendue à la mi-novembre. À Kinguélé Aval, les trois turbines doivent entrer en service entre octobre et décembre, après raccordement au réseau. Deux autorisations restent nécessaires à l’exploitation de l’ouvrage.

Le Conseil approuve également une commission chargée d’inventorier, d’auditer et, si nécessaire, de renégocier les conventions économiques de l’État. L’objectif affiché est d’améliorer leurs retombées nationales, dans le respect des engagements internationaux. Une taxe sur le torchage du gaz est aussi annoncée, sans taux précisé.

Santé et protection sociale au premier plan

En milieu scolaire, les résultats d’une enquête révèlent que 22,7 % des élèves interrogés ont sérieusement envisagé de se suicider et que 29,5 % vivent une insécurité alimentaire à domicile. Le Conseil accepte l’inscription du programme « École ZEN » dans la programmation budgétaire 2026-2030.

Un plan d’urgence de six mois concerne également le Centre national de santé mentale, pour un coût provisoire de 1,605 milliard de FCFA. Les médecins spécialistes du public devront effectuer des missions annuelles de quinze jours à un mois dans l’intérieur du pays.

Deux projets de loi portent sur l’indemnisation des victimes d’accidents de circulation et l’encadrement de la publicité, notamment numérique. Dans le secteur agricole, la SAEG est placée sous administration provisoire après la caducité, faute de ratification, des ordonnances organisant son remplacement par AGROPAG. Le règlement d’un premier tiers des arriérés salariaux des deux structures est demandé en urgence.

Enfin, les épargnants de La Poste concernés par les 2 007 bons de caisse encore disponibles ont jusqu’au 30 octobre pour les retirer. Passé ce délai, les bons non retirés seront retournés au Trésor public.

 
GR
 

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